Une politique d'immigration restrictive, un accueil frileux des réfugiés politiques et l'absence de loi condamnant la discrimination raciale et la xénophobie : le Japon n'a pas bonne presse en matière de droits de l'homme. Une image que ne font que renforcer les propos racistes et injurieux de personnalités de premier plan.

10 ans en arrière, les résidents étrangers devaient apposer leurs empreintes sur l’« alien card ». En 1998, les offices de l’immigration ont admit que cette mesure était inefficace et l’ont donc supprimée. Le ministère de la justice a même mentionné que cette mesure constituait une violation des droits de l’Homme.

…Et pourtant : à compter d’aujourd’hui, les étrangers (touristes ou résidants) entrant au Japon doivent se soumettre à la prise d'empreintes digitales et d'une photographie (archivés 70 ans) avant d'être interrogés par les inspecteurs de l'immigration japonaise (je me demande en quelle langue vu leur niveau d’anglais). Cette nouvelle procédure s'applique à tous les ressortissants étrangers de 16 ans et plus, y compris les titulaires d'un permis de rentrée. Les ressortissants japonais ainsi que certains résidents permanents et membres du corps diplomatique sont pour le moment dispensés de cette formalité.

Ces mesures ne sont pas sans rappeler la procédure américaine. Le ministère des affaires étrangères et de la santé expliquent que la collecte des données biométriques des étrangers est une mesure de prévention contre les maladies contagieuses et le terrorisme. Biologiste de formation, j’ignorais que les microbes tenaient compte de la nationalité de leur hôte…. Et je crois me souvenir que les attentats visant le métro de Tokyo ont été commis par des japonais…

Outre une peur quasi planétaire du terrorisme, les japonais seraient-ils xénophobes ?

Il est un fait : un étranger a toutes les peines du monde à trouver un logement au japon s’il ne passe pas par une agence spécialisée. En effet, bon nombre de logements sont déclarés « interdit aux étrangers ». Alors que se cache t-il vraiment derrière les sourires et les courbettes ?  Je l’ignore tout comme j’ignore ce que débitaient les hauts parleurs de ces deux camionnettes à la sortie de la gare la plus fréquentée de Tokyo.

(camionnette de gauche : emblème impériale et drapeau japonais, camionnette de droite : drapeau japonais actuel et du japon impérialiste d’avant guerre).

Le nationalisme japonais présente trois particularités. Il est revendiqué par des responsables présents au sein même du pouvoir. Les nationalistes au pouvoir ne cachent ni leur sympathie ni leur nostalgie pour l’ancien empire militaire du Japon. Enfin, le nationalisme japonais est ouvertement ethnique.

A quand la prise de sang et la recherche de poux ?