Mercredi : après midi liberté.

 Epargné par les tremblements de terre de 1923 et les bombardements, yanaka  est une enclave chargée d’histoire, remplie de charme et de calme où il est agréable de se promener au risque de s’y perdre. C’est ainsi qu’est décrit le quartier. Nous sommes allées vérifier sur place avec Na et Sy.

Arrivées à la station nishi nippori, nous avons commencé par le sanctuaire suwa jinja,

suivit du temple jôko ji,

puis du temple yôfuku ji  qui se distingue par une grande porte niô-mon qui doit son nom aux deux Niô gardiens féroces du temple. A l’intérieur nous avons observé la statue de Kûdai, prêtre bouddhiste dont la présence  indique l’appartenance du temple à la secte Shingon. Personnellement, bien qu’elles soient différentes, je ne distingue pas cette statue de celle observée dans le temple précédent.

Nous avons terminé cette série de temples par celui de  kyôô  ji dont la porte d’entrée conserve 5 impacts de balles tirées en 1868 lors de la bataille d’Ueno. Du charme et du calme, le guide ne mentait pas.

Nous sommes ensuite arrivées au cimetière de yanaka qui se distingue des cimetières des temples visités précédemment par sa taille et les personnages qui y reposent. Un Lachaise japonais en quelques sortes. Nous déambulons le long de belles allées bordées de cerisiers qui à l’époque d’Hanami doivent être magnifiques. Nous nous égarons dans les chemins de côté. Oui le guide ne se trompait pas, on peut s’y perdre.

 Non contente de mes photos, j’en ai empruntée une sur le site d’une amie blogueuse.

Enfin, nous sommes arrivés au temple Jômyô-in, fondé en 1666 au sein duquel se trouvent 84 000  statues de Jisô (divinité bouddhique à la recherche de la vérité, représentée sous l’aspect d’un religieux au crâne rasé, tenant un bâton de pèlerin et portant à la main un joyau. Il est le protecteur des voyageurs et des enfants. Ces statues portent souvent une bavette et un bonnet rouge offert en remerciement comme c’était le cas au temple jôkoji.

La nuit tombe vite au japon et vers 5 heures nous avons décidé de traverser le jardin d’un temple pour rejoindre la gare.

Le jardin s’est vite transformé en cimetière et arrivé au pied de la gare, il n’y avait pas de porte de sortie. Nous avons donc longé le mur du cimetière jusqu’à  une première grille : fermée, la deuxième fermée. Il faisait nuit, et un chien, gardien du cimetière s’est mit à aboyer. Nous étions à côté de sa niche, pas très fière d’être prisonnière du cimetière…. un soir d’Halloween.

Yanaka par la yamanote line, station nippori ou nishi nippori.