Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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mercredi 1 septembre 2010

télégramme

SOMMES BIEN ARRIVES - ENFANTS EN FORME - PARENTS CREVÉS -LA CLIM FONCTIONNE - PAS TROP DE MOUSTIQUES

BIEN A VOUS

mardi 17 août 2010

Aedes albopictus, le moustique-tigre

Je vous avais déjà parlé de problèmes de moustique. Nous n'en trouvons presque plus dans l'appart. Non pas grâce à ma dernière acquisition (le Ka exterminator (découvert cet été chez Auchan format raquette de tennis)), qui ne fait que les éliminer une fois présents mais simplement parce qu'il fait bien trop chaud la nuit et qu'il est donc inutile d'ouvrir les fenêtres pour rafraîchir. (Au passage, quand nous sommes rentrés en France en juillet et qu'on nous parlait de canicule, on a bien rigolé : à 5h du matin à l'aéroport il ne faisait que 13°C...)
Plus trop de moustique dans l'appart donc mais des myriades dehors. Pour la promenade quotidienne des enfants au parc, il nous faut choisir entre la morsure du soleil en journée ou les piqûres des moustiques en début de soirée. Et là, vous pouvez essayer tout les répulsifs que vous voulez, rien n'y fait. Spray, patch ou bracelet, tous sont plus inutiles les uns que les autres.

D'ailleurs, notre médecin japonais nous a conseillé d'acheter pour l'Inde nos produits anti-moustique en France plutôt qu'au Japon, au motif que ces derniers ne sont pas (assez) efficace. Ce qui nous pose des inquiétudes pour notre prochaine destination mais c'est une autre histoire.
D'habitude, je ne constate les piqûres que le lendemain, quand elles commencent à me gratter. Depuis que nous habitons notre nouveau quartier, j'ai remarqué une espèce différente dont je sens la piqûre au moment où elles se produit. Cette espèce à la particularité d'être rayée. Renseignement pris, il s'agirait du moustique Tigre, en forte expansion à travers le monde depuis quelques décennies.


photo wikipedia

C'est une espèce agressive qui pique de jour comme de nuit, avec une prédilection pour l'aube et le crépuscule. Elle est aussi très résistante aux insecticides...Hier, ma petite raquette a eu raison d'un individu kamikaze qui s'est introduit chez nous sans y être invité. En comparant les photos, il semble bien s'agir de la même espèce.

C'est une espèce que nous serons amenés à rencontrer fréquemment et dont il nous faudra nous méfier (oui mais comment?) puisqu'elle est responsable -entre autre- de la transmission de la dengue, présente dans la région de New Delhi. C'est aussi l'espèce responsable de la transmission du chikungunya.
Pour conclure ce billet, si les répulsifs japonais sont totalement inefficaces, je trouve en revanche que leurs produits pour calmer les démangeaisons sont plutôt bien.

mardi 10 août 2010

Acheter des lunettes au Japon...

...c'est beaucoup plus facile qu'en France, et certains diront moins cher (ça reste à voir).

Si vous parlez Mégane à un japonais, il comprendra lunette, pas voiture.

1ère sonnette d'alarme lors de nos vacances à Bali. Je fais tomber mes lunettes et un verre se raye. Heureusement, je peux toujours m'en servir mais je réalise que je n'ai pas de lunettes de secours et sans lunettes, si je vois sans problème, j'attrape vite un mal de tête terrible.
De retour à Tokyo, je fais changer le verre. L'opticien n'arrive à démonter qu'un seul verre (ça c'est la deuxième sonnettes d'alarme), celui qui est abîmé, ouf! Coût de l'opération, environ 7'500 JPY de mémoire, un prix raisonnable ... mais des verres tout simples qui aujourd'hui sont déjà rayés alors que je n'enlève mes lunettes que pour les nettoyer ou dormir....
3ème sonnette : je perds un patin qui permet de poser les lunettes à monture métallique sur le nez. Me voilà pendant une semaine avec un bout de sparadrap sur le nez en guise de protection. Cette fois la décision est prise, après 3 années de bons et loyaux services, je m'achète une nouvelle paire de lunettes. Direction l'ophtalmo, ben non.... direction l'opticien !
Au Japon, pas besoin d'attendre 6 mois un RV chez l'ophtalmo pour ensuite vous rendre chez l'opticien. Ce dernier vous fait lui même l'examen (si vous le souhaitez) et détermine ainsi la correction adaptée - ou bien, il reprend la correction de vos précédentes lunettes.
Tant qu'à faire de nouvelles lunettes, j'ai fait faire l'examen (gratuit) et j'ai ainsi eu la confirmation que ma vue n'avait quasiment pas bougé. Cette fois-ci, j'ai choisi des verres un peu plus chers qui, j'espère, seront de meilleure qualité. Au passage, l'opticien remplace, à l'œil, le patin manquant.

Les opticiens japonais proposent d'autres services gratuits, et pas uniquement à leur clients : à tous les passants.

Il s'agit du nettoyage de lunette, aux ultra sons ou micro onde, allez savoir. Le mode d'emploi est très simple. Plonger ses lunettes dans la cuve bleue, appuyer sur le bouton, attendre une minute puis rincer dans la cuve encastrée.

Résultat : nickel. J'aimerai bien essayer pour ma bague de fiançailles mais Stan est un peu réticent...

Alors, les opticien japonais, rien à redire? Si, leur mascotte :

pas très vendeuse je trouve....

Et si vous souhaitez vous procurer le nettoyeur de lunette, c'est par ici.

PS : les photos sont prises sur internet, je n'avais pas mon appareil sur moi.

vendredi 6 août 2010

Ôgi, éventail japonais

Probablement l'objet le plus universel de la civilisation Japonaise, l'éventail, en plus de son aspect purement utilitaire lorsque la chaleur de l'été devient étouffante, a toujours joué un rôle symbolique. Utilisés depuis des temps très anciens (on retrouve sa trace dans des écrit datés du 7ème siècle), l'éventail va rapidement prendre une connotation artistique et sociale importante (en 1701, le Shogunat promulgue un édit pour limiter l'achat d'éventails trop coûteux).

Leur usage est répandu dans toutes les classes de la société, depuis le shibu_uchiwa qui sert à attiser les braises dans la cuisine jusqu'au gumpai-uchiwa de métal utilisé par les chefs de guerre pour diriger leurs troupes. Prêtres shintô, religieux bouddhistes, acteurs de Nô, musiciens, arbitres de Sumô, il n'est pas une catégorie de personnes qui ne les utilise quotidiennement.

On distingue deux types d'éventails :

  • Les Uchiwa, de formes rondes, ou en demie ailes de papillons. Ce sont les plus anciens, ils ne sont pas pliable. A l'époque Heian, leur surface servait de support au soupirant pour déclarer sa flamme sous la forme d'un poème ou d'une calligraphie élégante.

      De nombreux peintres s'en servaient également comme support. Aujourd'hui, ces modèles s'utilisent beaucoup comme support publicitaire.

    • Les éventails pliants, les ôgi n'étaient utilisés à l'origine que par les hommes. Constitués à l'origine par des plaquettes de bois reliées entre elles,

      ils s'allégèrent par la suite et furent alors réalisés en papier ou tissu collé sur de fines lamelles de bois ou d'ivoire. Ils devinrent vite la parure indispensable des femmes de l'aristocratie civile et militaire. Ils se répandirent ensuite à toute la population. Parmi les ôgi, on distingue ceux fabriqués à Edo (Tokyo) généralement plus simples, composés de 15 baguettes environ,

      de ceux fabriqués à Kyoto, 35 baguettes en moyenne, beaucoup plus élégant.

    Les ALF, ont organisé une rencontre dans l'atelier d'un artisan de sensu qui a partagé son art avec nous .

    Une trentaine d'opération sont nécessaires pour fabriquer un éventail de qualité. A Kyoto, une trentaine d'artisans interviennent donc dans la fabrication d'un éventail. A Tokyo, un artisan réalise à lui seul plusieurs étapes de fabrications. Voici les principales étapes.

    1. On encolle tout d'abord 3 feuilles de papier au format de l'éventail (ça nous ne l'avons pas fait)
    2. une fois la colle séchée, on humidifie légèrement le papier pour le plier à l'aide d'un calibre
    3. ensuite, on insère une baguette pointue entre deux épaisseurs de papiers collés pour faire un passage aux tiges. Chaque tige se compose d'une partie visible, de largeur constante, et d'une partie qui va en s'effilant, sous le papier. Elles sont légèrement incurvées en dedans pour tenir les autres tiges bien serrées, quand l'éventail est fermé.
    4. on monte alors le papier sur les tiges pré-assemblées
    5. on referme l'éventail pour bien marquer les plis et on coupe pour ajuster papier et baguette
    6. dernière étape (pas fait), on encolle les baguettes extérieures.
    Bien sûr, nous n'avons pas réalisé un éventail vierge. La plus grande partie de la séance a donc été consacrée à la décoration. J'ai choisi les pruniers. le modèle :

    le mien :

    Au final, beaucoup de motifs typiquement japonais : libellule, prunier, bambou, campanule, iris et quelques motifs géométriques. Il manque des carpes pour compléter le tableau.

    Comme nous étions en pleine saison des pluies, il a fallu attendre 2 semaines pour que le papier sèche. Nous n'avons donc pas monté nous même nos œuvres sur les tiges.
    Et voila le résultat :

lundi 2 août 2010

De retour avant le grand départ pour ...

Bonjour,
Ce n'est pas notre (imminent) déménagement qui m'a réduite au silence mais des vacances en France ponctuées de plusieurs visite chez le médecin.
Alors la réponse concernant notre nouvelle destination, que certains attendent avec impatience :
  • Le premier indice "nous restons en Asie" élimine d'office USA, Québec et Suède.
  • Le deuxième indice "à l'opposé du Japon au sens figuré" élimine -selon ma vision des choses- Singapour et la Corée du Sud
  • Corée du Nord et Mongolie étaient des réponses intéressantes même si je doute, moi aussi qu'il soit possible de s'expatrier en Corée du Nord. Une personne a cité la bonne réponse : nous partons en Inde.

A la question, vais-je créer un nouveau blog pour l'Inde, je ne sais pas encore quoi répondre. En revanche, Sophie no sekai va continuer, du moins quelque temps. Il me reste des tas de billets partiellement rédigés et des "tonnes" de photos inexploitées. Cependant, comme il ne nous reste que quelques semaines avant notre départ (Stan attaque son nouveau poste le 1er septembre), je ne promets pas pour les deux mois à venir une grande régularité).

lundi 5 juillet 2010

Good Bye kaaaaaaaaaaaa

En Japonais, moustique se dit KA. Et cette année, nous avons beaucoup de moustiques. Peut être est-ce du à notre nouvel emplacement, à proximité d'un parc avec étang et petit lac... Nous avons bien des moustiquaires aux fenêtres mais, les portes fenêtres étant équipées d'un système de protection pour que les petits doigts ne se retrouvent pas tranchés, on ne peut les ouvrir entièrement. La conséquence : un espace de 1,5cm entre moustiquaire et fenêtre que les moustiques les plus tenaces empruntent pour rentrer dans l'appart. Les coquins!

Après un certain nombre de nuits entrecoupées de vrombissements, je suis pas passée à l'offensive, et j'ai découvert le "Ka exterminator". Peut être en trouve-t-on en France,mais je trouve cela tellement japonais comme approche : un appareil électrique. Ce qui me séduit c'est l'absence de produit chimique. 2 piles de 2,5V et le tour est joué. L'exterminator se présente comme une raquette de ping pong.

Il est muni d'une grille de protection (dès fois qu'on s'électrocute avec 5V) et d'une grille à faire "griller" les moustiques. Lorsqu'on approche la raquette du moustique, on ne crée pas de courant d'air qui avertit ce dernier d'un danger imminent et il devient très facile de le coincer dans le maillage. Reste alors à appuyer sur le petit bouton pour électrocuter le prisonnier. Dit comme cela, ça parait sadique, mais les nuits sont plus tranquilles....

mercredi 23 juin 2010

En Asie un jour, en Asie toujours?

Le quizz du jour

C'est décidé, nous quittons le Japon....mais nous ne rentrons pas en France. La question est donc où allons nous?

  • Indice N°1: on reste en Asie
  • Indice N°2 : difficile de trouver plus opposé (au sens figuré)

A vous de jouer

J'en profite pour faire de la pub pour ma sayonara sale. Si vous venez d'arriver sur Tokyo, en ce moment vous avez bien chaud et vous souffrez de l'humidité. Cet hiver, vous aurez sûrement besoin d'un humidificateur ou et d'un radiateur d'appoint (ha ces japonais ; à la pointe de la technologie et si Nuls en isolation). Besoin de rideaux ou de plafonniers? D'électroménager ?
Allez faire un tour ici.

mardi 22 juin 2010

Sirop de Ume

Il y a deux ans, je vous livrais la méthode pour fabriquer son umeshu maison (alcool de prune). L'année dernière, je vous donnais des recettes pour utiliser les prunes ayant servi à la confection de l'umeshu. Cette année, voici d'autres idées.

Kanten d'ume

  • Après avoir laissé tremper pendant 24h les prunes de l'umeshu, récupérer l'eau de rinçage, ajouter du kanten à raison d'un sachet de 4g pour 700 à 800ml et porter à ébullition.
  • En parallèle, bouillir les prunes quelques minutes pour les attendrir et leur retirer la peau facilement.
  • Dans des moules, verser un fond d'eau de rinçage, laisser prendre puis ajouter une prune et remplir à nouveau d'eau de rinçage.
  • Servir frais une fois que la gelée à pris. On connaissait le trou Normand, voici une idée de trou japonais

Sirop de Ume

Pour ceux qui affectionnent l'umeshu mais qui pour une raison ou une autre ne peuvent pas boire d'alcool, pour ceux qui ont des enfants, voici une recette toute simple pour obtenir un délicieux sirop au goût de prune. Cette recette m'a été confiée par une amie japonaise, qui m'a offert une bouteille de son excellent sirop.

  • Congeler un kilo de prunes à umeshu (ces prunes ne se consomment pas crues)
  • Les décongeler puis les transférer dans un bocal avec 1kg de sucre en poudre. Toutes les prunes doivent être en contact avec le sucre.
  • Conserver 3 semaines à l'abri de la lumière.

A consommer dilué dans de l'eau fraîche. Les petits et les grands en redemandent.

vendredi 11 juin 2010

Il était une fois...

Il était une fois...
C'est ainsi que commencent la plupart des contes, et ceux que nous relate Mayumi Watanabe ne font pas exception. Ces histoires d'autrefois ou des temps très très anciens reflètent la subtilité japonaise, la sagesse et la beauté.

On y parle de Jisô, de mochi... La lecture douce et agréable nous apprend pourquoi la mer est salée, pourquoi la méduse n'a pas d'os ou encore pourquoi le chat ne fait pas partie des signes du zodiaque.
Et pour ceux qui ont vu le film Kwaïdan, on retrouve également l'histoire de la femme des neiges.

Les illustrations de Eric Puybaret sont en parfaite harmonie avec la délicatesse des récits. Un vrai succès.

A découvrir pour les petits et les grands aux édition du Jasmin. Contes du Japon de Mayumi Watanabe, ISBN 978-2-912080-85-1

lundi 7 juin 2010

Vacances à Bali, temples

L'Indonésie est un pays majoritairement musulmans (88%) mais Bali est très majoritairement hindouiste. Aussi lors de notre séjour avons nous visité plusieurs temples hindous. C'était assez magique, j'avais l'impression d'être transportée à une autre époque. On voit souvent des restes de civilisations disparues dont on ne peut qu'imaginer la magnificence en découvrant les ruines extrêmement décorées. A Bali, il ne s'agit pas de ruines et les habitants continuent d'utiliser au quotidien ces lieux splendides.

Temple Besakih

Ubud

et ailleurs

Anachronisme?

jeudi 3 juin 2010

Vacances à Bali, paysages

Le mois dernier, nous avons profité d'une semaine de vacances pour nous échapper à Bali. Une première pour moi, je n'étais encore jamais allée dans l'hémisphère sud. Climat tropical (quoique plus proche de l'équateur que des tropiques). Au programme : sport, tourisme et détente. Pour ce premier volet, je vous propose quelques paysages de Bali: rizière classées ici en trois catégories : les jolies, les très jolies et les splendides


volcan

plages


Nous avons aussi visité une maison traditionnelle qui se compose de plusieurs bâtiments. A l'entrée est apposée une plaque indiquant le nom de la famille et le nombre d'hommes et de femmes vivant dans la propriété.

Une cuisine au mur noircis par la suie (cuisine au feu de bois),

une chambre pour les rites funéraires

Il y a toujours un temple à l'usage unique de la famille

des coqs (les combats de coqs sont interdits mais toujours en usage...)


lundi 31 mai 2010

Aizome, la teinture à l'indigo

Grâce aux ALF, j'ai pu découvrir dernièrement, une technique de teinture japonaise, un clin d'œil à ma mère, passionnée par les textiles. Seiju Yamazaki, une sommité dans ce domaine, présente ainsi la chose:
Aizome représente le bleu du ciel, de l'eau, de la mer et du Japon. "Ai" nous fait penser au pays natal et nous donne la sérénité de l'esprit.
Cette technique de teinture l'une des plus vieilles du Japon aurait été importée de Chine et évolué au fil des siècles. L'ère industrielle l'a quasiment fait disparaître. Et pourtant, à en croire ses défendeurs, cette technique confère aux tissus de multiples vertus :
  • tout d'abord, les tissus et papiers teintés à l'indigo éloigneraient les insectes, les serpents.
  • les sous-vêtements teints selon ce procédé permettraient d'éviter les problèmes d'irritations liés à la chaleur et divers problèmes de peau
  • les livres anciens recouverts d'indigo seraient dans un excellent état de conversation.
Bon de toutes façons au Japon, dès qu'il s'agit d'une tradition japonaise (quand bien même celles-ci dérivent souvent de traditions chinoises plus anciennes) c'est BON POUR LA SANTE !! C'est ce que vous diront toujours les japonais. Que ce soit le matcha, le natto, les chaussures de pailles tressées, la teinture aizome.... IT'S GOOD FOR HEALTH !

Le procédé de teinture est extrêmement simple :
le tissu est plongé dans une cuve d'indigo.

Pour obtenir une couleur homogène, on remue délicatement pendant 5 minutes puis on essore doucement. Pour obtenir une couleur plus soutenue on peut faire un deuxième bain, ou se contenter de bien aérer le tissu en l'exposant au soleil (la couleur se fixe avec l'oxydation). En effet, au sortir du bain, le tissu aura pris une couleur verte, quand celle-ci vire au bleu, on a la garantie d'obtenir un beau bleu profond. Pour finir, le tissu est rincé dans plusieurs bains successifs d'eau (éventuellement additionnée d'eau oxygéné)
La couleur se fixant par oxydation, les parties des tissus non exposées à l'indigo et à l'oxygène, ne seront pas teintées. Dès lors, il est très facile de réaliser toutes sortes de motifs uniques et sympathiques à l'aide d'ustensiles aussi variés que des élastiques, des pinces à linges, de petites boîtes hermétiques ou simplement en nouant le tissu bien fort.

C'est à l'atelier de teinture du village du folklore traditionnel japonais Nihon Minkaen à 20 minutes de shinjuku, que nous nous sommes rendues.

Voici ma réalisation :

j'ai utilisé des billes maintenues par des élastiques,

des pinces à linge de plusieurs tailles

et j'ai aussi fait des nœuds.

Maintenant, grand Al a un petit bandana de pirate japonais!

Le procédé était tellement facile, qu'on serait tenté de vouloir le reproduire chez soi. Le hic, c'est pour obtenir l'indigo : les feuilles séchées de l'indigotier sont mises à fermenter pendant tout l'hiver pour obtenir le sukumo. Puis un savant mélange de saké, chaux, cendre de bois, eau etc... est ajouté, le tout chauffé pour un second cycle de fermentation qui permettra d'obtenir l'indigo. Pour en savoir plus, c'est ici.

jeudi 27 mai 2010

Confiture de...

.....sésame noir,
après quelques hésitations, les bonnes réponses sont apparues.
Il s'agit donc bien de confiture de sésame noir ou plus exactement de crème de sésame noir. Le goût ressemble à la pâte d'arachide et certains trouvent que sa saveur se marie bien avec le café... D'autres idées fournies par la fabricant :
  • toast et crème
  • mochi grillé
Et pour finir, rien à voir avec le sésame, voici le lien vers un article relatant une proposition de loi remettant en cause l'anonymat des blogueurs français. ICI Voilà qui fait réfléchir. Je ne cache pas mon identité mais je ne cherche pas spécialement à la mettre en avant et surtout pour des raisons de tranquillité et d'intimité personnelle et familiale, je ne souhaite certainement pas divulguer sur le blog mes coordonnées. Cela pourrait être remis en cause? Le projet n'empêcherait certainement pas les diffamateurs de diffamer mais musèlerait bon nombre de blogueurs honnêtes.... voire les ferait carrément disparaître!

lundi 24 mai 2010

Tokyo sea life park

Faut-il croire que la saison des pluies a commencé? Voilà 3 jours qu'il pleut sans discontinuer. Hier, nous nous sommes rendus en bonne compagnie au Tokyo sea life park pour visiter l'aquarium et voir les tortues (en fait, nous n'en avons vu qu'une).
Par beau temps :

Hier :

L'une des attractions majeures est le bassin aux pingouins

On y découvre que les colonies de pingouins ont un comportement similaire aux bancs de poisson un coup à gauche, un coup à droite

la chorégraphie se désagrège à l'heure du repas, où l'anarchie prend le dessus.

Le bassin en verre permet de voir nager les pingouins sous l'eau.

Nous y avons aussi admiré moult poissons coloriés

de nombreuses anémones,

un dragon de mer que je prenais de loin pour une algue,

des algues,

et aussi, des poissons que l'on croise souvent dans notre assiette :

Le bassin aux thons est très impressionnant (photo empruntée).
Et pour ceux qui ne le savent pas encore, le thon, c'est gros!

Bye bye les poissons, à la prochaine les pingouins.

vendredi 14 mai 2010

Fuki (Pétasite du Japon)

Fuki en japonais, pétasite du Japon dans la langue de Molière ou encore Butterbur pour les anglophones, cette plante native du Japon ressemble fortement à la rhubarbe à la différence qu'ici elle se consomme comme un légume. Il n'y a pas beaucoup de plantes natives du Japon aussi est-ce l'occasion de disserter un peu dessus.

Très populaire au printemps dans tout le Japon d'Hokkaido à Okinawa, le fuki possède un goût particulier que la cuisine japonaise a mis en valeur dans des préparations simples, le plus souvent mijotées. Ce sont les tiges qui sont le plus fréquemment consommées bien que les jeunes pousses et les feuilles puissent aussi être cuisinées (en tempura notamment). Riche en fibre et faible en calorie, c'est un allié des repas légers. Il contient des vitamines, du carotène, du fer et possède diverses vertus réelles ou imaginaires... Il existe à l'état sauvage mais se cultive depuis le 9 ou 10ème siècle.
Pour retirer l'amertume, les tiges sont roulées dans le sel, ébouillantées pendant 1 minute puis plongées dans l'eau froide. Ensuite, les tiges sont épluchées comme pour la rhubarbe. On trouve facilement les tiges de Fuki déjà préparées, elles sont présentées dans des bacs d'eau chez les maraîchers et mesurent environ 50 cm.

Non préparées elles sont présentées en bottes pouvant atteindre plus d'un mètre de long.

Je vous propose une recette toute simple pétasite mijotées façon Tosa : Pour environ 150 g de tiges préparées et coupées en morceaux de 5cm :
porter à ébullition les tiges avec

  • 300 ml de dashi (bouillon de poisson que vous pourrez remplacer par du bouillon de poule)
  • 1 cs de saké
  • 1 cs de mirin
  • 1cc sucre
Puis ajouter 1/2 cc sauce soja clair et du sel (ou simplement un peu de sauce soja normale) et des copeaux de bonites. Remuer puis laisser refroidir.

Sur la photo, les tiges ont bruni car j'ai utilisé du shoyu normal.

Une autre préparation très populaire consiste à faire revenir dans l'huile les tiges avec de l'abura-age (tofu frit) puis les laisser mijoter dans un bouillon similaire à celui ci-dessus.

Dans la catégorie inhabituel, je vous présente également les fougères que les japonais consomment un peu comme les fuki, mijotés, ou pour la variété en photo ci-dessous en tempura

la salade aux vésicules salées (à mi chemin entre la salade et l'algue, pas forcement japonais),

et pour terminer sur une note sucrée, la confiture de ? : je vous laisse deviner.

Bon appétit.

lundi 10 mai 2010

banques japonaises

Chers lecteurs, ce blog n'est pas mort, il tourne juste au ralenti. Depuis notre déménagement, j'ai beaucoup moins de temps libre, la faute aux horaires rachitiques de la nouvelle crèche de grand Al, aux temps de parcours à rallonge, à petit Em qui en grandissant demande de plus en plus d'attention et de surveillance (...) Cependant, je continue d'écrire des articles pour le blog, le plus souvent dans ma tête.
Aujourd'hui je reprends le clavier, pour vous faire part d'une de mes premières surprises japonaises (autant dire que ça date).

Au Japon la paye est versée à la fin du mois, aussi, au début, n'avions nous pas de Yens. Pour cela, il nous fallait retirer avec nos cartes françaises sur notre compte en euros. Dans un pays où la plupart des achats mêmes importants se règlent en liquide, nous avons souvent été à la recherche d'un distributeur. D'autant plus que lorsqu'on s'installe, il faut s'équiper. Je me souviens de nos premiers achats : des ampoules, une planche et un fer à repasser, du pain de mie et du café instantané. Mais je m'égare.
Trouver des distributeurs qui acceptent les cartes Visa ou Master (plus rare), rien de plus simple, il suffit de partir à la recherche du petit logo sur le distributeur. Simple en théorie car en pratique, c'est plus compliqué. Tout d'abord, certains distributeurs ne prennent pas la Visa, il faut donc vraiment chercher le logo, le chercher parmi une multitude d'autres logos correspondants aux banques concurrentes.

Car les banques n'acceptent pas forcement les cartes des concurrents. Mais trouver le logo Visa, ne suffit pas toujours : certaines banques n'acceptent que les visa issues de comptes japonais!!! Si ce n'est pas de la discrimination ça!

Parfois l'explication est en anglais mais souvent elle n'est donnée qu'en japonais, dur dur au début. (A cela s'ajoute les plafonds de retraits autorisés par nos cartes trop faible pour tenir un mois, mais c'est une autre histoire).

Quiconque vivant au Japon, vous dira que les banques japonaises ne sont pas au top. Ce n'est pas un hasard s'il y a tellement de banques étrangères qui s'installent à Tokyo (un tiers des expats français seraient dans le domaine bancaire, info non vérifiée).
En revanche, s'il est un domaine où le Japon est en avance, c'est celui de la robotique. Tellement en avance, que les robots et autres automates se sont d'ailleurs réunis en syndicat (mais chutttt c'est un secret), syndicat fort puissant à n'en pas douter puisque les négociations ont aboutis à cela :

Pour ceux qui, comme moi, ne lisent pas le japonais, le tableau inférieur indique les tarifs pratiqués pour retirer de l'argent depuis un distributeur d'une banque concurrente qui à l'amabilité d'accepter ma carte (japonaise). Les tarifs varient suivant que l'on retire de l'argent en semaine / WE ainsi que l'heure du retrait. Ces automates ont une majoration de 100% en travail de nuit, qui dit mieux?

  • 1ère ligne : du lundi au vendredi
  • 2ème : samedi
  • 3ème : dimanche
  • 4ème : jour fériés probablement
Notez qu'il n'est plus possible de retirer de l'argent à partir de 21-22h et ce jusqu'à 8h lendemain en WE. Si vous voulez faire la fête, pas d'improvisation vous voilà prévenu!

mardi 20 avril 2010

Reprise partielle du traffic

Pour certains, les perturbations du moment seraient presque une bénédiction : "mes beaux parents ne peuvent pas venir, pas d'avion". Pour d'autres, la situation tourne à l'envie de meurtre "mes beaux parents sont coincés chez nous, pas de vol avant 15 jours...". Perso, je m'entends bien avec mes beaux-parents et la question de leur présence à Tokyo en ce printemps capricieux ne se pose pas alors....
Si pour beaucoup d'entre nous, les beaux parents sont des retraités, il y a en revanche de nombreux touristes français (et autres) qui en ce moment doivent prendre des congés sans solde ou piocher dans leur crédit temps pour ces vacances forcées (entre 700 et 1000 recensés par les autorités consulaires, chiffre qui devrait grimper à 2000 d'ici la fin de la semaine). Pour l'instant, la plupart de nos compatriotes ont pu trouver des chambres d'hôtel et sont à même de s'acquitter des frais. Malheureusement, une petite minorité (environ 40 personnes) ayant dépensé jusqu'au dernier yen avant de prendre l'avion du retour et n'ayant pas la possibilité d'en faire venir depuis la France se retrouve en situation de crise, sans logement et sans nourriture.
Les services consulaires ont ainsi demandé aux bénévoles de l'Association des Français au Japon et de Japon Accueil de recenser des volontaires pour héberger ces compatriotes ou les nourrir.
Bonne nouvelle, la cellule de crise à fait savoir cette après midi qu'il existait désormais une structure d’accueil et de soutien aux passagers des différentes compagnies aériennes bloqués à Narita. Un espace de repos, des douches et des repas sont mis à disposition des voyageurs.
Par ailleurs, la section consulaire met à disposition une liste d'hôtels à bas coût. C'est ainsi que j'ai découvert l'existence à 10 min de chez nous d'un hôtel très bon marché...

lundi 12 avril 2010

Sakura au jour le jour

Cette année les sakuras (cerisiers) ont été en fleurs beaucoup plus longtemps que d'habitude grâce à une météo capricieuse jouant au yoyo avec le thermomètre. Et pourtant, ce n'est pas cette fois-ci que nous en aurons le plus profité. La faute encore à la météo : beaucoup de pluie et aussi un emploi du temps bien chargé avec un voyage pile au moment d'Hanami (la pleine floraison). Nous tirons quand même notre épingle du jeu grâce à un avantage de taille : une vue plongeante depuis notre nouvel appart sur un parc réputé -notamment- pour son cerisier pleureur.
Ainsi, sans avoir à braver la pluie et le vent, nous avons pu suivre l'évolution de l'attraction du moment : le cerisier pleureur. Pas le plus spectaculaire à mon goût mais incontestablement le plus admiré.
du 23 au 31 mars :

Les bourgeons roses sombres donnent naissance à des fleurs rosées qui à pleine floraison deviennent blanches. Et partout ailleurs en ville :

jeudi 25 mars 2010

Temple Kichijoji et parc Rikugien

Le temple Kichijoji à 5 minutes de la station honkomagome, se distingue par sa taille. Il s'agit d'un temple complet pourvu des 7 bâtiments traditionnels auxquels viennent s'ajouter des dortoirs pouvant accueillir jusqu'à 1000 visiteurs.

Ainsi, les piétions empruntant la longue allée menant au bâtiment principal doivent-ils en permanence se mettre sur le côté pour laisser passer des véhicules, chose peu courante dans les temples de moindre envergure.

Toit du préau de la cloche

détail de la porte principale

Ce temple est ouvert aux étrangers (parlant japonais) désireux de s'initier à la méditation zazen. Il appartient à la secte Zen Sôtô.
L’école Sôtô enseigne le Dharma bouddhiste authentique, transmis de génération en génération. Elle est arrivée de Chine pendant la période Kamakura, il y a huit cents ans. Pour en savoir plus c'est ici.

Lors de notre visite de quartier organisée par la mairie, nous avons pu visiter le temple et pénétrer dans la salle de prières face à l'autel, normalement interdite aux profanes.

Nous avons pu également nous initier à la posture du lotus nécessaire pour entamer toute méditation.

Ce même jour, nous avons eu droit à une visite guidée du jardin de Rikugi-en, jardin d'inspiration Waka (poème court traditionnel).

Il s'agit d'un jardin promenade avec collines et étangs. L'un des pavillons de thé construit en bois d'érable est remarquable, les piliers étant constitués des troncs enracinés des arbres.

Quelques cerisiers étaient déjà en fleurs faussement annonciateur d'un printemps précoce, il faisait 20°C ce jour là, deux jours plus tard, la température chutait à 5!

mardi 23 mars 2010

Mon ascension du mont Fuji en 45 secondes

L'accès au Mont Fuji est réglementé pour des questions de sécurité. Entre le 1er juillet et la fin août, l'ascension est réputée sans danger (à condition d'être bien équipé et préparé).

La croyance populaire accorde un caractère sacré au Mont Fuji, son ascension est source de bonheur éternel et assure une vie confortable. "Bien sûr", dans les temps anciens, seuls les hommes avaient accès à ce bonheur. Femmes, vieillards et enfants se voyaient refuser l'ascension sacrée du Mont Fuji.

Les moyens de transport de l'époque n'étant pas ceux d'aujourd'hui, il était difficile pour la plupart des hommes du peuple de faire le périple. Aussi, pendant l'ère Edo, une multitude de mini-Fuji appelé Fuji Zuka virent le jour et furent vénérés avec autant de dévotion que le célèbre mont.
Jeunes et vieux, hommes et femmes purent ainsi à proximité de leur lieu d'habitation partir à l'assaut du Mont. On retrouve aujourd'hui de nombreux Fuji Zuka dans Tokyo, dont le plus connu et celui de Komagome, à 3 stations de chez nous.

Après avoir atteint le sommet, on y achète les jours de fête, un petit serpent en paille porte bonheur qui apporte la bonne fortune et prévient de la maladie et des incendies. Bien qu'il n'y ait à l'origine aucune relation entre dieu et le caractère sacré des Fuji Zuka, ceux ci sont toujours rattachés à un temple ou sanctuaire. Le WE dernier, nous avons découvert grâce à la mairie de notre nouvel arrondissement, le Mont Fuji de honkomagome (7m de dénivellé).

Nous y avons admiré les premiers cerisiers en fleurs.

Pour y aller : 5-7-20 honkomagome, station Komagome ou honkomagome.