Le dicton du jour d’Hiroko : En automne des kakis mangeons, le médecin éviterons.
Nous avons donc utilisé ce fruit que je savoure avec d’autant plus de bonheur qu’il est difficile d’en trouver de bons en France.
Le kaki ou plaquemine du Japon est un fuit riche en carotène et provitamine A. Il a le défaut de devoir être consommé très mur voir blet sous peine d’être astringent. Les nouvelles variétés que l’on trouve maintenant se consomment croquantes mais sont beaucoup moins savoureuses. Au Japon, on trouve les 2 types de kakis et je m’en réjouis.
Pour la recette du jour, nous avons utilisé la variété fuyu, équivalent au « sharon » que l’on trouve en France avec un autre légume de saison : le navet. Kabu to kaki no salada
En entrée, nous avions « attaqué » avec une salade de thon et avocat Maguro to avocado no aemono, l’une des rares façons de me faire manger du poisson cru.
Le plat suivant était intéressant également : Gyu no tataki (rosbif à la japonaise).
J’avais justement testé une variante de cette recette en début semaine en utilisant mon livre de référence.
La recette que vous retrouverez sur le site sera donc un combiné reprenant le mode de cuisson d’Hiroko et la marinade de mon livre -qui a ma préférence pour son côté acidulé - avec la variante d’Hiroko.
La seule difficulté de cette recette lorsqu’on habite au Japon est de trouver le morceau de viande adéquat (plus facile en fin d’année). Il faut rechercher le gyu no momo niku pour tataki. Pas toujours facile à trouver. En France, il suffira de demander du faux filet ou du rumsteck.
Hiroko nous a proposé de l’accompagner de riz et de kaiware, des pousses de daikon (gros radis japonais) au goût acidulé. Délicieux.
Le dessert était intéressant également puisqu’Hiroko nous a proposé dans la perspective d’Halloween, une recette de son invention utilisant du kabocha. Voilà qui fait écho à un billet très récent. J’ai largement préféré son dessert à celui dont je vous ai parlé précédemment. kabocha no purin (crème de potiron au caramel).
Comme pour la plupart de ses desserts, Hiroko utilise de la crème fraîche. Si vous êtes au Japon, vous pouvez trouver ces différents types de crème.
Celle de droite sur la photo, avec des fraises sur l'embalage est en fait très pauvre en lait, la majorité étant composé d'huile végétale. Moins cher mais moins bon.
Si vous êtes en France, le potimarron
de part sa consistance et son goût sera parfaitement adapté.
Initialement née en Chine depuis plus de 3000 ans, la calligraphie a été introduite au Japon avec l'écriture chinoise. A travers les siècles, elle est devenue l'un des arts les plus importants de la culture asiatique.
En japonais, calligraphie se dit shodo, littéralement la voie de l'écriture. A la différence de la calligraphie européenne, le shodo n'est pas considéré uniquement comme un simple moyen d'écriture ou une forme d'art décoratif mais comme un moyen permettant d'atteindre la longévité et la maîtrise du corps et l'esprit. Les moines bouddhistes l’utilisent comme une forme de méditation.
Le caractère est produit en quelques secondes, sans retour possible. Tout le corps participe à ce déversement d'énergie, qui est canalisée vers la pointe du pinceau.
Difficile d'apprendre la calligraphie de façon autonome.
Au Japon, la technique du trait se travaille en étudiant, outre le style de base carré (dit "Kaisho"), différents styles calligraphiques dont les principaux sont le semi-cursif (appelé "Gyôsho") ou cursif (appelé "Sôsho"). Exemple avec clair de lune.
J'ai une préférence pour le semi cursif. Le cursif est franchement illisible pour des yeux non habitués...
Kaisho signifie le statut. Chaque ligne est écrite l’une après l'autre. Les lignes sont écrites distinctement, assurément. Les kanji sont précis, carré selon la forme.
Gyosho - le semi-italique. Tracé rapide. lignes harmonieuses, arrondi.
Dans un prochain billet, je vous décrirai le matériel nécessaire au calligraphe. Pour l’instant, quelques mots sur la technique.
Le pinceau est tenu verticalement et perpendiculairement au papier. Il est maintenu légèrement entre deux ou trois doigts et le pouce par le milieu du manche, loin de la tête, de sorte que le bras soit presque parallèle à la surface de travail. En faisant des traits de pinceau, la main et le poignet se déplacent jamais ou à peine. C'est le bras qui effectue la plus grande partie du travail.
Maîtriser un pinceau tenu bien droit, éviter les débordements de l’encre sur une feuille fragile, commander à la main le dessin voulu par l’esprit relèvent de la virtuosité. On dit parfois que les calligraphes sont un peu magiciens : en quelques traits simples, rapides, ils insufflent à la ligne le mouvement qui suffit à convaincre.
Avec plusieurs amies, nous avons débuté la calligraphie cet été. Notre professeur nous fait d’abord travailler les hiragana (alphabet syllabique) avant de passer aux kanji.
Nous avons cependant vu comment signer en utilisant des kanji.
Voici ce que cela donne pour moi :
租 SO : de sosen (ancêtre)
富 FU : de tomi (fortune), le kanji se prononce aussi FU
偉 I : de erai, (grand, célèbre)
Tout cela ne se trace pas dans n’importe quel ordre ni dans n’importe quel sens, mais c’est une autre histoire….
Par Sophie de Novion,
jeudi 9 octobre 2008 à 14:57 ::Shinbun (journal)
Pour une fois n’est pas coutume, je vais vous parler économie, actualité oblige. Alors que mardi, Taro Aso, le nouveau premier ministre assurait qu’en dépit d’une baisse des exportations liée à la crise économique, le système financier du pays était "solide", la Bourse de Tokyo a chuté mercredi de 9,38% en clôture, son pire crash depuis 1987.
Les investisseurs japonais sont paniqués par la crise financière mondiale et par la chute du dollar face au yen, qui pénalise les exportateurs nippons. Le dollar est tombé sous le seuil des 100 yens pour la première fois en sept mois, en raison de la crise économique aux Etats-Unis qui fait de la devise japonaise une valeur-refuge.
Conséquence :
Une grande claque pour nous : cet été, lorsque nous sommes venus en France, un euro nous coûtait 168 yens. Les indicateurs économiques prévoyaient que le yen allait continuer à perdre encore de la valeur face à l’euro, nous avons donc transféré une bonne partie de nos économies. Et bien les indicateurs se trompaient puisque avant-hier un euros ne nous coûtait plus que 135 yens. Perte sèche pour nos économies : ENORME.
Les choses bougent très vite dans ce domaine et ce billet rédigé hier est déjà périmé. En effet, aujourd’hui, la bourse de Tokyo semble avoir récupéré du poil de la bête. (mais pour nos économie, rien de changé !…)
Par Sophie de Novion,
mercredi 8 octobre 2008 à 18:18 ::Divers
Pour garder Alexandre, nous faisions appel à un jeune homme bourlingueur venu au Japon pour apprendre le Japonais et découvrir le pays. J’appréciais particulièrement son côté débrouillard et sa connaissance de la langue dans un pays où un tremblement de terre peut survenir à chaque instant.
Malheureusement, j’en parle au passé car depuis la semaine dernière, le troubadour a remballé ses plumes et ses cahiers au profit d’une bonne paire de chaussure et d’un lourd sac à dos. Accompagné de son coquelicot, il est parti pour un périple de 3 mois à travers le Japon. Je vous invite à suivre leur expérience en visitant régulièrement son blog, et en découvrant leur photos du Japon sans oublier la série Jumping Japan pleine d’humour.
Après une courte étape au nord de l'île de Honshu à Aomori, leur périple commencera réellement par Rebun tout au nord du Japon.
Rebun dont vous entendrez prochainement parler sur ce blog, puisque Stanislas y a passé quelques jours en août dernier et qu'il vous prépare un billet à ce sujet avec de magnifiques photos.
Bonjour,
Voici le film réalisé lors du "festival des trois sanctuaires" à Urayasu. Urayasu est la ville la plus proche de Disneyland, à une heure de Tokyo.
Un collègue Shinohara san m'avait proposé de venir porter le Mikoshi (voir la vidéo pour plus d'explications), malheureusement nous sommes arrivés trop tard et nous n'avons pas pu retrouver son cortège.
Le festival était très intéressant, et le temps magnifique. Comme vous pourrez le voir l'ambiance est très animée, et porter le Mikoshi comprend aussi certains risques...
Par Sophie de Novion,
lundi 6 octobre 2008 à 10:22 ::Japon Insolite
En mars dernier, Baiya éditait 2 billets sur le phénomène METABO.
"Metabo" est la contraction de "metabolic syndrome" terme donné aux symptômes liés au risque de se voir touché par des maladies cardio-vasculaires et du diabète.
Au Japon, "metabo" sert surtout à décrire et stigmatiser la bouée autour du ventre.
Le Japon, comme d'autres pays similairement "développés" s'est lancé dans une campagne de lutte contre le "metabo", et les autres formes d'obésité, en particulier chez les jeunes.
En d'avril 2008, le gouvernement a instauré un test du "metabo" pour toutes les personnes âgées de 40 à 74 ans. Un tour de taille de plus de 85 cm chez un homme, de plus de 90 cm chez une femme, ajouté à une pression artérielle élevée et (ou) du diabète, du cholestérol ... sont des signes avérés du "metabo".
Pour le "salary-man" ordinaire l’examen est couplé à la visite médicale du travail (sujet traité prochainement) et Baiya relate que beaucoup de blogs parlent déjà d'une source de stress supplémentaire pendant l'attente des résultats et puis...après avec une possible stigmatisation de ceux qui auront failli.
Dans le magazine mensuel que je reçois, chaque numéro contient un article illustré (de façon plus ou moins réaliste) sur le sujet.
Une compagnie d'assurance japonaise spécialisée dans les animaux domestiques a également mis en lumière que ceux-ci avaient tendance à adopter les caractéristiques physiques de leurs maîtres; d’après un de leur sondage, 80% des propriétaires d'animaux se disaient inquiets du surpoids de leur animal et 73% avouaient avoir des complexes quant à leur propre physique et leur poids.
Et voilà qu’on apprend ce WE dans Aujourd’hui le Japon, que le fléau de l'obésité a désormais atteint le monde animal : un aquarium de l'ouest du pays a décidé de mettre ses dauphins au régime pour cause de performances acrobatiques en baisse.
Un bémol cependant pour conclure ce billet : de ce que j’en vois à Tokyo, la France a bien plus de soucis à se faire que le Japon concernant la bouée.
Par Sophie de Novion,
dimanche 5 octobre 2008 à 11:14 ::Shinbun (journal)
Les autorités japonaises ont demandé à un fabricant de retirer du marché une friandise en gelée après la mort d'un bébé par asphyxie, le 17e décès en 13 ans.
Les victimes, toutes des jeunes enfants ou des personnes âgées, se sont étouffées après avoir absorbé une confiserie, fabriquée à partir de konjac -- konnyaku en japonais -- un tubercule apprécié pour sa faible teneur en calories.
Dans la dernière affaire en date, un petit garçon de 21 mois est mort asphyxié par un bonbon en gelée parfumé à la mangue, d'un diamètre de 4 cm et d'une épaisseur de 2,5 cm, que lui avait donné sa grand-mère.
La société s'est pour l'instant engagée à rendre plus visibles les avertissements figurant déjà sur ses produits, qui déconseillent aux enfants et aux personnes âgées de les consommer.
Les Japonais sont très sensibles aux questions de sécurité alimentaire qui font régulièrement les gros titres dans les médias.
Et vous qu’ne pensez vous ? La société est elle responsable ?
Je suis toujours surprise au Japon par le décalage entre la prévention sécurité dans certains domaines et l’apparente insouciance d’en d’autres.
Prenons un exemple. Pour chaque sortie de chantier, au minimum une personne mais bien souvent, 2 voir 3 personnes sont affectées à la circulation des voitures et des piétons de jour comme de nuit. Là où en France, un simple panneau d’avertissement serait mit en place, ici, des hommes ou des femmes (âgés bien souvent, ça doit leur permettre de compléter une maigre retraite) guident les passants pour qu’ils respectent un marquage au sol et une signalétique pourtant bien visible.
A l’inverse, les normes de sécurités des jeux publiques sont fixées par les fabricants eux même. Ainsi, les cages à écureuils et autres structures qui ont disparus des jardins publics français sont très courantes ici.
Combien de fois ai-je vu des enfants ne sachant pas encore se tenir debout dévaler un toboggan de béton ?
Dernièrement, une gentille vieille dame rencontrée dans le métro a donné à Alexandre un paquet de bonbons durs de gros diamètre. Et ce n’était pas la première fois : à trois mois déjà, sa petite bouille trop kawaiiiii (mignon), valait à Alexandre des friandises en présents.
Bien sûr, Alexandre n’en a jamais vu la couleur, il n’est pas en âge de manger ces bonbons, il pourrait s’étouffer. (Moi en revanche, il faudrait que je songe à les manger avant qu’elles ne périssent…)
Faudrait il aussi interdire le mochi au nouvel an, responsable de la mort de dizaine de personnes chaque année ?
La rubrique "le proverbe du jour" ne m'ayant pas beaucoup inspiré, j'ai décidé d'élargir son contenu aux contes, légendes et histoires japonaises.
Aujourd'hui, je vous propose de découvrir l'histoire d'Okichi Saito que nous avons découvert au musée du trésor du sanctuaire Ryoen à Shimoda.
Okichi Saito, fille d'un charpentier vivant à Shimoda, cité portuaire, naquit en décembre 1841. D'une beauté exceptionnelle, son père la destinait à vivre en geisha. Néanmoins, elle tomba amoureuse d'un charpentier et son père consentit à son mariage.
A la même période en 1856, un bateau américain apparut au large, non loin de Shimoda. A cette époque, le gouvernement japonais prônait l'ouverture culturelle du Japon. Un diplomate (Townsend Harris) s'installa quelques temps dans la petite ville portuaire et rencontra par hasard la jeune fille.
Dès qu'il la vit, il la désira. Il s’agissait d’Okichi. Le gouverneur de la région offrit la jeune fille à l'américain dans le but de faciliter les accords et négociations entre les deux pays.
Okichi n’eut guère le choix mais on lui promit que son fiancé aurait des privilèges si elle acceptait de l'abandonner, ce qu'elle fit.
Elle resta au service d’Harris pendant 5 ans et fut libérée quand il quitta le Japon...Sa vie était cependant ruinée et sa réputation entachée pour toujours...
Après quelques tentatives pour reconstruire sa vie (ouverture d'un restaurant), elle sombra dans l'alcool...
Autant j’adore la BD, autant je n’ai jamais été attirée par les mangas. En dehors de Corto Maltese, toutes les BD que je lis sont en couleurs. Mais vivant au Pays du manga, je ne pouvais y échapper. Stan m’a donc proposé cet été de découvrir ce pan de la culture japonaise avec Death Note.
Oh surprise, j’ai tout de suite accroché. J’ai avalé les 6 premiers tomes très rapidement, les 6 suivants également mais avec un petit moins d’enthousiasme. 12 tomes pour connaître l’histoire complète…. C’est le problème des mangas à succès : les éditeurs demandent aux auteurs d’étirer leur histoire. A 1000 yens le tome (version anglaise, 400 yens en japonais ) c’est quand même un investissement…
Mais de quoi ça parle ? Light Yagami dix-sept ans, ramasse par hasard un carnet intitulé Death Note. En écrivant le nom d'une personne dans ce carnet et à condition d'en connaître le visage, on provoque sa mort. Light, qui estime son monde corrompu, y voit une occasion unique de supprimer les êtres malfaisants et décide de tuer tous les criminels du monde. Devant ces nombreuses morts inexpliquées, Interpol reçoit l'aide du mystérieux L, « détective joker » capable de résoudre n'importe quelle énigme, et dont personne ne connaît ni le visage ni le nom.
Entre Light (à gauche) et L (à droite), tous deux persuadés d'agir pour la justice, s'engage un véritable combat, et une course poursuite pour l'identité de Kira, pseudonyme donné à Light Yagami par les médias.
Pour connaître la suite, vous savez ce qu'il vous reste à faire. On peut se procurer les exemplaires en français aux éditions kana (en France)
En plus de me faire pratiquer mon anglais, la lecture de ce manga constitue une excellente gymnastique intellectuelle puisque il faut tout lire à l’envers : dans le sens japonais.
A l'exeption de 2 ou 3 personnes, auncun de mes lecteurs ne lisant le japonais, je me suis permis de scanner une page de la version japonaise (nous avons un tome en japonais). Voilà le résultat :
Par Sophie de Novion,
mercredi 1 octobre 2008 à 08:39 ::Tokyo au quotidien
... sur les saisons
Lors de ma visite de la pâtisserie Toraya l’année dernière, j’ai été surprise d’entendre que le must du raffinement consistait à précéder les saisons. Par exemple, annoncer la saison des fraises à venir en confectionnant des gâteaux à la fraise alors que justement ce n’est pas encore la saison. Dans un pays où la recherche de la perfection est de rigueur, où la subtilité des saveurs est travaillée comme un art, cela surprend. Pourquoi ne pas attendre que les fraises soient à maturité ? Elles n’en seront que plus savoureuses ! (En l’occurrence, mon exemple avec les fraises est bateau, je doute que Toraya confectionne des gâteaux à la fraise.)
Tout ça pour dire que voici venu les venu Kit Kat.
Au chocolat blanc et au thé, atemporel
Au muscat, de saison (franchement pas terrible, on est d’accord Flo)
Et avec un bon mois d’avance aux couleurs d’Halloween avec parfums potiron et crème renversée (tout deux très bons)
Et les fraises dans tout ça ? On ne les attend qu’en décembre et pourtant, dans un nouveau format très petit mini ; kit kat fraise.
Par contre, pas de trace du KK Macchiato, dommage.
Notez au passage, que les calories sont indiquées avec un pourcentage (des besoins journaliers???). 5% des besoins pour une grande barre, 3 % pour une petite part, finalement ce n'est pas si terrible que ça...
Par Sophie de Novion,
mardi 30 septembre 2008 à 13:16 ::Japon Insolite
Au rythme d'une musique enivrante, scrutés par des centaines de spectateurs, les mannequins s'avancent gracieusement sur un podium à Tokyo... revêtus de couches-culottes pour adultes, un marché en pleine expansion dans un Japon vieillissant.
La speakerine annonce le premier modèle, appelé "Soulagement",
"un adorable sous-vêtement très fin qui s'enlève le plus facilement du monde (…) on s'y sent comme dans un vrai sous-vêtement" décrit la présentatrice.
"Numéro deux: ….". Le public, des aides-soignantes, infirmières et personnes âgées, feuillette en même temps le catalogue 2008 où les produits sont présentés en détail. Plus de 400 types de couches pour adultes sont sur le marché au Japon, un pays où 4,3 millions de personnes ont aujourd'hui besoin d'une aide pour leur vie quotidienne. Ce marché est estimé dans l'archipel à 110 milliards de yens par an (710 millions d'euros), selon le fabricant Unicharm.
Les organisateurs prennent soin de rappeler à l'audience que la plupart des êtres humains commencent et finissent leurs jours dans des couches.
Aujourd’hui je vous présente le KABOCHA, potiron japonais et j’en profite pour faire un clin d’œil à Sabine en réponse à un de ces commentaires récents sur le billet automne.
Le potiron japonais originaire d’Amérique centrale a transité par le Cambodge (d’où son nom) avant d’arriver au Japon. Plus petit que les variétés occidentales, il a la peau verte, une chair très dense qui devient moelleuse à la cuisson, semblable à la patate douce. Son goût est proche de la châtaigne. C’est un aliment nourrissant mais considéré comme diététique de part ses qualités nutritionnelles. Il vient de faire son apparition sur les étales d’automne.
Bien qu’il joue un rôle essentiel dans la cuisine japonaise d’après mon livre de référence, je n’ai presque aucune recette l'utilisant.
Il peut remplacer la pomme de terre dans les soupes d’hiver ou les purées.
Je vous propose aujourd’hui deux recettes (admirez au passage la vaisselle au ton automnal, j’y reviendrai).
Version salée (kabocha no fukumeni) :
Version sucrée (kabocha no yokan) :
Les recettes sont sur notre site internet, page Japon/ gastronomie.
La plupart des gâteaux japonais sont à base de riz ou d’azuki (haricots rouges) parfois, des deux.
Aux cours de cuisine, nous voyons essentiellement des recettes à base de kanten (gelée d’algues) ou des glaces, pour une raison d’organisation pratique du déroulement des cours. Ce gâteau permet un peu de varier les plaisirs. De plus, ne faisant jamais de sushi, cette recette me permet en plus d’utiliser le makisu, tapis à rouler les sushis.
Ce n’est pas mon gâteau préféré, mais cela vaut le coup de le tenter une fois. Je serais tentée de mettre un peu plus de sucre et une touche de vanille.
La prochaine fois, gâteau à la patate douce.
Lundi dernier, pas de WE prolongé pour nous en dépit du mardi férié, Stan était en déplacement. Je suis donc allée seule, voir une d’expo d’ikebana un peu particulière pour laquelle on m’avait offert une invitation.
Point de photo à vous montrer, l’artiste est très homme d’affaire et c’était interdit. Un tiers de la surface d’expo était consacré à la vente des produits dérivés : livre, cartes, vase, thé, foulard….
Dommage.
L’expo pouvait se décomposer en 2 parties.
Des bouquets se rapprochant de l’ikebana, fait avec des fleurs artificielles, perles et autres accessoires. Je n’ai pas du tout aimé, mais c’est très populaire parait-il au près d’une frange de la population japonaise féminine vieillissante.
L’autre partie consistait plus en une mise en scène aux couleurs électriques : branches tarabiscotées ou fleurs de couleur jaune citron sur fond bleu nuit vivement éclairé. J’ai beaucoup apprécié. Cela change radicalement des tendances japonaises habituelles plus accrochées aux pastels et assemblages de couleurs qui surprennent nos yeux occidentaux.
L’artiste, Shogo Kariyazaki a commencé sa formation à l’école Sogestu
puis a crée sa propre école.
Une de mes « élèves » de conversation en français, professeur d’ikebana de l’école Sogestu, le considère bien sûr comme un imposteur. « Il ne maîtrise pas les bases et prétend faire de l’ikebana ».
A chacun de se faire sa propre opinion. Sa prochaine expo a lieu au Meguro gajo-en, un lieu dont je vous ai déjà parlé sur le blog ici, du 24 octobre au 9 novembre.
Par Sophie de Novion,
vendredi 26 septembre 2008 à 10:21 ::Shinbun (journal)
Après trois tentatives infructueuses depuis 2001, M. Aso, très populaire auprès du public, a finalement réussi à l'âge de 68 ans à accéder à la charge suprême, à la suite de la démission surprise du Premier ministre Yasuo Fukuda, qui a atteint des sommets d'impopularité en seulement un an de pouvoir.
Lors de sa première conférence de presse, il a souligné que sa première priorité serait de faire voter une rallonge budgétaire pour stimuler la deuxième économie du monde, menacée de récession. Il ne cache pas par ailleurs son opposition à la politique de réduction du déficit à tout prix prônée au cours des dernières années par les réformateurs libéraux du PLD. Il a annoncé la formation d’un gouvernement de 17 membres, dont deux femmes, avec 12 nouveaux ministres, en particulier aux postes-clés des Affaires étrangères et des Finances.
Taro Aso, élu Premier ministre du Japon, est un "faucon" nationaliste, haut en couleur et atypique, qui a roulé sa bosse comme champion de ball-trap
(il représentait le Japon aux JO de 1976) et marchand de diamants en Afrique avant de choisir la politique.
Connu pour son franc-parler mais aussi ses dérapages verbaux, M. Aso a entrepris ces dernières années, avec succès, de polir son image pour mieux passer auprès de l'opinion.
Depuis qu'une équipe de télévision l'a "surpris" en train de dévorer une bande dessinée en attendant son avion, il s'est présenté comme un "otaku" parmi des millions d'autres, fana de bande dessinée et de culture "pop" (mode, jeux vidéo, musique populaire).
Hier, à l’initiative de Flo B, c’était soirée entre FAF, comprenez Femmes Au Foyer (merci à Ariane pour l'inspiration de l'acronyme). L’idée initiale était de faire rentrer nos maris tôt pour nous permettre de sortir (la majorité étant mère de famille). Perso, si Stan rentre tôt du boulot (ce qui n’arrive ((presque)) jamais), je préfère profiter de la soirée avec lui. J’avais donc prévu un baby sitter. Bien m’en a pris car Stan était finalement en déplacement ces derniers jours en Thaïlande.
Cette soirée à été l’occasion de découvrir une nouvelle Izakaya, dans le quartier de Shibuya. Spécialisé dans la cuisine d’Okinawa, le teyandei, se révéla un très bon choix tant sur la qualité gustative que sur le coût de l’addition.
La carte étant exclusivement en Japonais, les serveurs, forts sympathiques nous ont recommandés le party menu, une succession de petits plats. Double avantage : il y en a pour tous les goûts et il n’y a plus besoin de se creuser les méninges pour déchiffrer la carte.
Parmi les plats, nous avons pu goûter :
Roulé de jambon cru à Okura,
toast à la pomme de terre et omelette farcie à l’anguille
Salade sauce samouraï (avec une belle mise en scène des serveurs pour finaliser la sauce devant nos yeux)
Sashimi de « poisson blanc » dixit
Tempura de crevette en sauce blanche, boulette de poulet et beignet de patate douce,
Porc en daube japonaise
Pour conclure, riz nappé d’œuf battu et petits légumes et, une fois n’est pas coutume, le menu comportait même un dessert : baguette de pain sucré farcie à la glace…
Le tout pour 2500 Yens (16 euros) sans les boissons, voilà un budget raisonnable pour une soirée très sympathique.
Petite précision, le plus dur de la soirée, fut de trouver l’entrée du resto. Je vous ai déjà parlé de la gestion des adresses à la japonaise ;
le numéro des blocs est en général assez facile à trouver en revanche, les numéros de maison étaient inexistant. Et pour arranger le tout, l’entrée du resto était anonyme. Même pas une pancarte en Japonais. Heureusement, l’immeuble se trouve à l’angle de 4 blocs de numéros différents…..
Par Sophie de Novion,
mercredi 24 septembre 2008 à 11:52 ::Divers
Un an avant notre expatriation, nous avons acheté une maison. Compte tenu des frais de notaire, cela ne valait pas le coup de la revendre. Nous l’avons mise en location. Le loyer, nous permet de rembourser en partie le prêt.
En 2006, je travaillais. J’occupais une fonction commerciale. J’ai fais une belle performance, mon entreprise aussi. Cela m’a valu en 2007 une prime couplée à l’intéressement assez intéressante (tout est relatif bien sûr).
Il y a 2 ans, nous avons ouvert des PERP (plan épargne retraite). C’était la grande mode, cela donnait droit à des réductions d’impôt…..
La semaine dernière, nous recevons notre avis d’imposition pour 2007. La trésorerie nous doit des sous car nous sommes mensualisés et payons par anticipation en fonction des déclarations des années précédentes. Bonne nouvelle ? Et bien, nous étions franchement déçu car voici succinctement les détails.
Loyers + primes etc… nous avons déclaré 8000 euros. (Stan est payé en Yens le prélèvement sur les revenus se fait à la source au Japon)
Dons : montant retenu par l’état ZERO
PERP : montant retenu par l’état ZERO
Nombre de parts : 2,5.
Bilan : imposition au taux forfaitaire minimum de 20%
Article 34 : Taux minimum applicable sauf justification que l’impôt français calculé sur le revenu mondial serait inférieur à celui résultant de l’application de ce taux !!!
Arnaque numéro 2
Cet été, nous avons loué une voiture pour notre séjour en France pendant une semaine. Nous avons fait la réservation par internet.
Après avoir rempli tous les formulaires, le site de réservation nous informe qu’il doit recalculer le montant à payer car nous résidons à l’étranger. Bilan : une augmentation de 15% du prix initial si mes souvenirs sont bons. Nous refaisons les mêmes démarches en donnant l’adresse de mes beaux parents, le prix final est revenu au montant initial…
Bon plan
Terminons sur une note optimiste.
Beaucoup commandent des livres en français sur amazon.fr qui propose la livraison au Japon. Les frais de livraison seraient moins importants en passant par le site canadien. Je n’ai pas vérifié l’info car je n’ai pas envie de créer un compte, à vous de voir….
La nuit de la pleine lune, vers la mi-septembre, les japonais honorent la première pleine lune automnale en la contemplant et en exposant près de la fenêtre, un plateau de boulette de pâte accompagné d’un aliment caractéristique des récoltes d’automne et décoré d'herbes de Pampa. C’est tsukimi. La pleine lune suivante est honorée de la même façon avec des noisettes. Est-ce encore vraiment pratiqué, je l’ignore, cependant, l’année dernière, ma prof de japonais me l’avait mentionné.
Cette fête (non fériée) est suivie de près par l’équinoxe d’automne (shûbun no Hi) qui lui est férié. Comme pour l’équinoxe de printemps, le plat lié à l’évènement est l’O’hagi. On se rend au cimetière pour honorer ses morts et déposer des chrysanthèmes.
Par Sophie de Novion,
dimanche 21 septembre 2008 à 23:09 ::Tokyo au quotidien
Finalement le typhon (taifuu) qui est passé sur Tokyo dans la nuit de vendredi à samedi n’était rien d’autre qu’une bonne averse tropicale qui n’a pas fait de dégât (je précise sur Tokyo, car j’ai vu aux infos des images de glissement de terrain très impressionnant et dévastateur). Il a beaucoup plu (les prévisions donnaient 200mm) mais le vent était tellement raisonnable que je n’ai pas pu prendre de photo de rues jonchées de cadavres de parapluie, comme j’avais pu l’observer l’année dernière. Tant mieux.
Numéro 13 est maintenant loin des côtes japonaises. (en rouge, Tokyo)
C’est un autre élément naturel qui aura marqué notre WE. Un jishin (tremblement de terre) dont l’épicentre se trouvait dans la préfecture de Chiba à 35 km de Tokyo seulement. Fort heureusement, la magnitude était modérée 4,9 mais sa proximité fait que c’est le plus fort tremblement que j’ai ressenti depuis mon arrivée. Comparativement très court par rapport au dernier dont je vous avais parlé, il a quand même provoqué de « drôles » de craquements dans les murs mais aucune chute d’objet. Reverrais-je bientôt ce groupe d’homme qui, la semaine dernière inspectaient avec beaucoup d’attention toutes les fissures des murs porteurs de notre immeuble (neuf !!) ?...
Il est intéressant de noter que si la distance joue sur le ressenti d’un tremblement de terre, ce n’est pas le seul facteur. Ainsi sur la carte ci-dessus (en rouge l’épicentre), les points de couleurs blanc, bleu et vert, indiquent par ordre croissant la force du tremblement à l’endroit du point. Tokyo se trouve à l’ouest de l’épicentre, de l’autre côté de la baie. Shinjuku est sur un point vert alors que nos voisins à l’est comme à l’ouest sont pour certains sur un point bleu. La nature du sol? Mes cours de géol sont un peu loin...
C’est la rentrée (quel scoop !), j’ai donc repris mes cours mensuels de cuisine avec Hiroko.
Pour cette reprise, nous avons utilisé - avec un peu d’avance sur le calendrier - des ingrédients d’automne et notamment toute la série des champignons découverts l’année dernière à la même époque et le saumon d’automne à la caractéristique couleur rouge.
Enoki, Ringi, Maitake
Shimeji, Shiitake
Même les discussions semblaient identiques à l’année passée (le thème principal étant le typhon numéro 13 attendu pour le WE).
Les recettes en revanche, étaient bien nouvelles !
J’ai particulièrement apprécié l’entrée que j’ai proposée le soir même à Stan et qui a bien aimé lui aussi :
Patates douces au citron et aubergines napées de sauce miso et viande.
La cuisson avec les citrons fait ressortir la couleur jaune des patates. Au Japon, les patates douces les plus courantes ont la chair jaune clair et sont moins sucrées que celles que l’on trouve en France (généralement à la chair orange).
Les aubergines sont grillées au four avant d’être nappées de sauce au miso clair ou rouge, avec ou sans viande.
Pour les personnes pressées résidant au Japon, on trouve la sauce au miso toute prête au rayon du tofu.
Ensuite, nous avons mangé un poisson en sauce champignon accompagné de riz parfumé au gingembre.
Pour conclure le repas, une gelée de kanten à la mangue.
Vous retrouverez bientôt les recettes sur notre site rubrique Japon, gastronomie.
Toujours mon rattrapage sur les jours fériés du Japon, bien qu’ici, il ne s’agisse pas à proprement parler de jours fériés mais plutôt de jours offerts par l’employeur ou d’incitation à prendre des congés ces jours là.
O Bon désigne une période de quatre jours, généralement du 13 au 16 août, pendant laquelle on se remémore et on remercie les ancêtres de leurs sacrifices. Cette fête a lieu durant le mois des fantômes, la seule période où les morts peuvent retourner sur Terre. Pour guider les âmes des morts pendant la journée, des lanternes sont allumées devant chaque maison.
Certaines lanternes peuvent être extrêmement élaborées, faites pour l'occasion.
Le dernier soir, un “feu d’accompagnement” guide les âmes des ancêtres vers l’autre monde. Il s’agit souvent de Toro Nagashi des petites lanternes carrées de papier déposées sur l’eau. Une petite bougie est allumée à l'intérieur de la lanterne qui flottera ensuite sur la rivière ou la mer.
Dans de nombreuses villes, des cérémonies collectives sont organisées. A Kyoto notamment, la montagne s’enflamme pour former des motifs (bateau, tori et des kanjis : grand, miracle, doctrine). Ici, le célèbre daimonji yaki à Kyoto (le kanji de grand).
O Bon est aussi l’occasion de retourner dans son pays natal pour se retrouver en famille. Alors que les enfants ne pensent qu’à s’amuser, notamment avec des feux d’artifices, les parents profitent de ces petites vacances pour éliminer le stress de la vie quotidienne. De nos jours, la presque totalité des compagnies japonaises accordent quelques jours de congés pour O Bon.
C’est pendant l’ère Edo que l’idée de prendre des vacances pendant O Bon trouve ces origines : “si le monde spirituel a le droit à une trêve, pourquoi pas nous autres, mortels ? ”. Ces trois jours furent longtemps les seuls jours fériés de l'année.
Par Sophie de Novion,
lundi 15 septembre 2008 à 14:05 ::Au delà de Tokyo
Shimoda est aussi connue pour ses plages de sable fin (assez rare au Japon, sauf peut être du côté d’Okinawa ?). Nous avons pu faire « trempette » dans le Pacifique.
Cette fois encore le temps était nébuleux, ce qui ne m’a pas empêché de prendre des coups de soleil (soupir….).
Nous avons ensuite pris le téléphérique qui se trouve à la sortie de la gare pour monter en haut du mont Nesugata.
Par temps clair on peut admirer la vue dégagée assez remarquable.
Nous avons surtout profité du magnifique jardin
et du temple Aizendo qui abrite un Bouddha de l’époque Kamakura. 150 statues de jizô y contemplent la baie.
Par Sophie de Novion,
dimanche 14 septembre 2008 à 13:51 ::Au delà de Tokyo
Shimoda est une ville portuaire située à l'extrémité sud de la péninsule d'Izu.
La ville est célèbre pour avoir été un des deux ports ouverts aux étrangers par la Convention de Kanagawa signée en 1854 sous la férule du commodore Matthew Perry.
La convention permettait aux navires noirs (en japonais kurofune) de s'arrêter et d'obtenir vivres et charbon dans le port. Ce terme était donné aux navires occidentaux entre les XVe et XIXe siècles du fait de la couleur de la coque badigeonnée au goudron de bois et, peut-être, à la fumée émise par la chaudière fonctionnant au charbon des navires américains.
Le trajet dure 2h45 depuis Tokyo ou Shinjuku. A l’aller, nous avions choisi un train super view (fenêtres jusqu’au toit). Alexandre a beaucoup apprécié le compartiment réservé aux jeunes voyageurs.
La première chose que nous ayons remarquée à la sortie de la gare : des panneaux de mise en garde :
Après avoir longé le port, sommes allés admirer la vue depuis le parc (à visiter en juin lorsque les hortensias sont en fleur) qui domine la baie à flanc de colline.
En chemin, nous avons découvert des maisons typiques aux murs namako-kabe (carreau d’ardoise en losange, jointés au plâtre).
Le temps étant très brumeux la vue n’était pas exceptionnelle.
Comme souvent au Japon, la ville en elle-même était très moche. Nous avons cependant découvert une petite ruelle en bordure de ruisseau assez sympathique à la tombée de la nuit.
Au Japon, le nombre de centenaires a été estimé à 36.276 pour le mois de septembre, soit une augmentation de près de 4.000 depuis l'an passé. Les femmes représentent 86% des centenaires japonais.
Le gouvernement a envoyé une carte de félicitations à chacun des centenaires. Parmi eux, Tomoji Tanabe, 113 ans cette semaine, présenté au Japon comme le plus vieil homme du monde.
Le troisième lundi de septembre est un jour férié au Japon. On y célèbre les personnes âgées. Cette fête instaurée en 1951 s’appelait à l’origine Toshiyori no Hi (le jour des personnes âgées). En 1966, elle a pris son nom actuel Keiro no hi qui signifie la journée du respect aux personnes âgées…
Ce WE c’est aussi matsuri dans notre quartier. Je vous en avais parlé l’année dernière.
J’avais même promis une vidéo, mais là, il va falloir attendre encore un peu.
Non que nous soyons blasés par ces fêtes, il faut quand même bien avouer que c’est un peu toujours la même chose. Nous avons assisté en mai dernier à un grand matsuri dans les environs de Tokyo, alors pour ce WE prolongé, nous allons snober le matsuri et nous évader de Tokyo.
L’autre jour je me baladais dans les allées du Lowson store (magasin d’alimentation où la majorité des articles sont à 100 yens) et j’arrive au rayon « clef en main ». Sauce à spaghetti, assaisonnement à shirashi etc… tout est prêt, il n’y a qu’à réchauffer et verser. Idéal pour les gens pressés ou paresseux. Généralement je ne m’attarde pas trop par là préférant faire les choses moi-même, mais une fois n’est pas coutume, au nom de la découverte culinaire du pays, je m’y suis attardée. Je suis tombée sur ça :
Visiblement une préparation à verser sur du riz avant de gratiner ?
Stan qui mange tous les midis à l’extérieur, en a marre du riz, c’est alors que m’est venue l’idée d’utiliser ce produit non pas avec du riz mais avec des pates.
Et c’est ainsi que j’ai réalisé mon premier gratin de pates.
Bon ce n’était pas hautement gastronomique mais ça s’est laissé manger. Reste à essayer avec du riz….