Sophie no sekai (le monde de Sophie)

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mardi 26 août 2008

Apprendre le rythme

Demain c'est Tokyo maman et c'est moi qui reçoit.
C'est quoi Tokyo maman?
Je vous en avais parlé l'année dernière ici. Comme je n'avais pas mis le lien pour le blog de Tokyo maman, j'en profite pour le rajouter : http://tokyomamans.canalblog.com/.
Alors pour vous metter dans l'ambiance voici une petite vidéo en direct de la TV japonaise. Il y a pas mal d'émission pour les tous petits à but éducatif. Aujourd"hui : apprenons à danser en rythme avec Guru Guru Dokkan :

Leurs déguisements vous fait sourire? Avouez quand même qu'ils sont trop choux ces petits bouts !

lundi 25 août 2008

Le mystère des urnes funéraires...

Le mystère plane autour d'une série de vols d'urnes funéraires commis ces dernières semaines dans des cimetières du centre du Japon. "Au moins 24 urnes funéraires ont été volées dont un bon nombre contenaient des cendres de femmes", a précisé un porte-parole de la police. La police n'a pour l'instant aucun indice sur l'identité du voleur ni sur son mobile.
De nombreuses familles se sont rendues compte du vol en venant nettoyer les tombes de leurs proches à l'occasion de Obon, la fête des morts célébrée à la mi-août, au cours de laquelle les esprits des défunts sont censés revenir brièvement sur Terre observer les vivants.
Plusieurs familles ont alors retrouvé, en lieu et place de l'urne, un simple bout de papier sur lequel était inscrit: "J'ai vos cendres". Une victime a même retrouvé un mot lui assurant: "J'en prendrai soin, ne vous inquiétez pas".
La quasi-totalité des Japonais sont incinérés après leur décès, une pratique obligatoire selon la loi.

vendredi 22 août 2008

la saga continue

Avant de partir en vacances, j'ai acheté les derniers KK trouvés dans les magasins un peu par hasard. J'ai pris soin de les stocker au réfrigérateur.
Une nouveauté, les kit kat balls au sakura, mais cette fois il ne s'agit plus de la fleur mais du fruit.
Ensuite, un KK goût classique édition collector, pour fêter le succès du parfum original (?) et enfin, pour les vacances, la version postale : la poste japonaise est bien brave.

Il vous en coutera 140 yens pour une expédition au Japon, mais mieux vaut éviter l'envoi pendant la chaleur estivale à moins de vouloir faire une bonne blague à votre correspondant.

Et pour mon retour de vacances, la version boîte en carton du parfum aux « deux baies » avec … des myrtilles en plus.

Retrouvez la saga complète ici.

mercredi 20 août 2008

Réponse au jeux des 7 erreurs

7ième erreur : l'inscrustation circulaire n'est pas à la même distance de la tête dans les deux images.

jeudi 24 juillet 2008

Le jeu des 7 erreurs

C'est les vacances. Pour vous occuper l'esprit pendant mon absence (un mois environ), je vous propose un petit jeu.

Même principe qu'en France,
sauf que.... ils ont retourné l'image les coquins!

Je vous laisse réfléchir. Réponse à mon retour fin août.
Croyez moi, ça aurait pu être pire, genre :

mercredi 23 juillet 2008

Cuisine de juin

Encore une fois, je suis en retard sur le calendrier, mais les voici enfin, les recettes du mois de juin. Heureusement, il y a une pause estivale me permettant de combler mon retard.
Ce serait d'autant plus dommage de tarder à vous donner ces recettes que l'entrée en particulier est parfaitement adaptée aux chaleurs de l'été (tout du moins à Tokyo parce qu'en France visiblement ce n'est pas la canicule...).
Nous avons donc préparé en juin une salade de vermicelle à la sauce soja (harusame salada), délicieusement fraîche et qui peut parfaitement prendre la place de plat complet dans un menu,

suivi d'un riz composé (takigumi gohan)

et nous avons terminé le repas avec une gelée de fruits rafraîchissante.

Ces 3 recettes se déclinent à l'infini puis que l'on remplacer à loisir le poulet par des crevettes, du jambon blanc etc... en fonction du goût et des envies du moment. De même pour le dessert, les fruits peuvent varier en fonction des envies, des couleurs etc... Faîtes parler votre imagination.

Comme toujours, vous retrouverez toutes les recettes sur notre site internet rubrique Japon/ gastronomie.

En France vous trouverez facilement les vermicelles harusame dans les rayons épicerie du monde des supermarchés. Contrairement aux idées reçues, les harusames (littéralement pluie de printemps, très d'actualité avec la saison des pluies en juin) ne sont pas des vermicelles de riz mais de fèves de haricot et pomme de terre. Leur couleur est blanche, légèrement transparente alors que les vermicelles de riz, bizarrement sont plutôt jaunâtre. Ils portent un autre nom (mais j'ai pour l'instant un trou de mémoire). A Tokyo, Harusame est généralement indiqué en katakana sur le paquet.

mercredi 16 juillet 2008

Billet culturel : mangas

Cette fois ci ce sont des mangas adaptés au grand écran que je vous propose... Il en faut pour tous les goûts!
Akira de Katsushiro Otomo 1988

  • Synopsis : Dans un Neo-Tokyo post atomique, Kaneda et sa bande vivent la nuit et disputent leur territoire à la bande des Clowns. Tetsuo, un ami de Kaneda, est victime d'un étrange accident lors d'une poursuite à moto. Evacué par des militaires, il sert alors de cobaye à des expériences qui éveillent en lui un pouvoir psychique qui dépasse sa conscience. Il est victime du projet AKIRA...
  • Mon avis : Il doit falloir aimer le manga pour apprécier….

Ghost in the shell d'Oshii Mamoru, 1995

  • Synopsis : Le major Motoko Kusunagi, une femme cyborg ultra-perfectionnée, est hantée par des interrogations déontologiques. Le jour où sa section retrouve la trace du 'Puppet Master', un hacker mystérieux et légendaire elle se met en tête de pénétrer son 'ghost' dans l'espoir d'y trouver les réponses à ses propres questions existentielles...
  • Mon avis : Je suis bien rentrée dans l'histoire mais j'ai été déçue par les dessins des personnages, semblables à ceux des dessins animés du mercredi après midi.

Retrouvez d'autres synopsis sur notre site.

lundi 14 juillet 2008

sucre brun?

Nouveau Kit kat
Voilà un bout de temps qu'il est sorti mais comme je suis obligée de le conserver dans le frigo pour qu'il ne fonde pas, je ne pense ni à le manger (ce n'est pas une perte) ni à le mettre sur le blog.

Au dessin sur l'emballage on dirait du sucre roux. Je reconnais un goût et une odeur que je n'arrive cependant pas à déterminer. Pas terrible en tout cas. Je ne le recommande pas.

Rretrouvez toute la série ici.

dimanche 13 juillet 2008

Poulpe farci...

.... on l'a goûté!

Caoutchouteux mais pas mauvais. Bon appétit!

samedi 12 juillet 2008

Histoire de vélo

Les transports en commun étant bondés, on s’attendrait à ce que le vélo soit mis à l’honneur.
Et pourtant :

  • pas de piste cyclable : les piétons et les cyclistes se partagent bon gré mal gré le trottoir et les collisions ne sont pas rares
  • parking vélo largement insuffisant.

    Si vous voyez des petits papillons de papier rouges ou jaunes sur les vélos en stationnement, c’est une amande (ou un avertissement), dans tous les cas, cela signifie que vous ne pouvez pas vous garer là.

    Parfois, vous découvrez un immense parking à vélo. Après avoir « tourné » pendant 25 minutes pour trouver une place de libre, le gardien du lieu vient vous dire que vous n’avez pas le macaron vous permettant de vous stationner là : c’est un parking à abonnement.

Conclusion j’utilise beaucoup moins mon vélo que je ne le pensais. Je repère d’abord les lieux pour savoir si je peux me garer quelque part (mission impossible si on est près d’une gare). Hors de question de l’abandonner, surtout que je n’ai pas fait le changement de propriétaire.

Et oui, au Japon, les vélos sont « immatriculés ». La démarche se fait à l’achat. Mon vélo étant d’occasion, il faut que je m’adresse à la police pour faire les formalités, j’en ai mal à la tête d’avance. Donc je fais traîner.
L’immatriculation permet de retrouver son vélo en cas de vol ( ?) et d’embarquement par la fourrière. C’est très utile.

Le mois dernier, mon amie N et moi-même nous arrêtons dans un café pour prendre un rafraîchissement. Elle est venue à vélo. Devant le café, tous les vélos ont une contravention, on repère un petit escalier en dessous duquel il y a tout juste la place de mette un vélo et pas d’interdiction de stationner. 20 minutes plus tard en ressortant : plus de vélo. On fait un tour du quartier, des fois qu’il ait juste été déplacé. Rien.
Appel de la fourrière. Rien.
Déclaration de vol.
Un mois plus tard, N reçoit un papier de la fourrière. Ils ont son vélo. Comme il a été déposé 3 jours après la déclaration de vol, elle ne paye pas d’amande. Et comme on est au Japon, le personnel de la fourrière lui lave le vélo et lui regonfle les pneus avant de la laisser partir. Trop fort ces japonais !

jeudi 10 juillet 2008

Expériences culinaires

J’ai voulu tester de nouveaux produits : cela fait déjà 18 mois que nous sommes à Tokyo, la moitié de notre séjour et pourtant, il nous reste tant de choses à découvrir !
Alors je me suis lancée et j’ai commencé par quelque chose de très simple.
Voici le paquet :

Retourné, on y lit au dos les instructions.

  • Mélanger la poudre avec 75 cc d’eau
  • Malaxer
  • Faire des boules de 10g environ
  • Faire bouillir 1 à 2 min
  • Passer sous l’eau froide.
Pas besoin de savoir lire le japonais finalement…
Voici le résultat avant et après cuisson.

Et le goût ? Franchement pas terrible. Cela doit être une sorte de mochi. Insipide, collant à l’extérieur et surement pas assez cuit à l’intérieur. A consommer à grand renfort de sauce sucrée. En l’occurrence, j’avais du sirop d’érable ; là, ça devient acceptable.
En tout cas on arrive à porter l’aliment à notre bouche. Ce qui n’est pas encore le cas de ça :

Cadeau de la nounou d’Alexandre. Elle m’explique que c’est du poulpe farci au riz. Heureusement, internet vous épargne l’odeur. Je suis sûre que ce n’est pas mauvais mais je n’ai pas encore réussi (2 jours après l’avoir reçu) à en mettre un morceau dans la bouche. Mais ce soir Stan devrait rentrer pas trop tard, alors peut être….

Combien de temps cela se garde t-il ???

mercredi 9 juillet 2008

Romans

En complément des billets sur le 7ième art et plus facile à emporter sur la plage, je vous présente aujourd'hui des romans japonais.
  • Les dunes de Tottori de Nishimura Kyōtarō (1982)

Pour éponger une partie de son déficit, la Compagnie nationale des chemins de fer japonais organise des excursions surprises d’un WE dites «train du Mystère». Personne n’en connait la destination, cette interrogation constituant un des attraits majeurs de l'affaire. La formule a un tel succès qu'il faut s'inscrire quatre mois à l'avance. Parmi les visites surprises, figure souvent celle des célèbres dunes de Tottori. Mais un jour, les 407 voyageurs du « Train du mystère » sont enlevés par des truands qui exigent... un milliard de yens de rançon.
Les inspecteurs Honda et Totsugawa enquêtent. Parviendront-ils à empêcher l'exécution des otages, à récupérer le convoi disparu et à arrêter les gangsters avant que les parents des voyageurs ne découvrent l'horrible tragédie ? Telles sont les prémices de ce roman d'action, mais surtout de déduction, que nous propose l'un des plus grands maîtres du policier japonais.

J’aime bien les romans policiers en général et je n’ai eu aucun problème à rentrer dans l’histoire qui illustre de façon délectable la passion des japonais pour leur compagnie de chemin de fer, et la rigueur et le respect tout japonais des horaires.

  • Kyoto de Yasunari Kawabata (1962)

Histoire de deux jumelles, très tôt orphelines, qui ont été élevées séparément. Elles ne se retrouvent qu'une fois devenues jeunes filles. Mais elles ont été formées par des milieux à ce point différents que, d'elles-mêmes, elles décident de ne plus se revoir.
Au-delà de ce thème très simple, c'est tout le drame du Japon moderne qui est le sujet de Kyôto : l'européanisation puis, après Hiroshima, l'américanisation accélérée d'une société qui avait jusqu'alors vécu sur des bases sociales, culturelles et morales entièrement autres.

Ce roman sobre et pur plaira aux amoureux de l’entente entre l’homme et la nature mais ennuiera ceux en attente d’action : « écrit en 1962, Kyoto est sans doute l’ouvre qui exprime le plus profondément le déchirement métaphysique et psychologique de l’écrivain japonais ».

lundi 7 juillet 2008

Un vélo, ça change la vie

Un vélo, ça change la vie ;
un vélo diminue les distances ;
un vélo fait gagner du temps.

Depuis que j’ai mon vélo japonais (avec béquille et antivol intégré), la corvée d’achat de couches et lait en poudre s’est transformée en balade.
Depuis que j’ai mon vélo, j’ai découvert des petits temples, des parcs ombragés, des commerces cachés… Tout plein d’endroits qui n’offrent pas suffisamment d’intérêt pour figurer dans un guide et qui de la maison étaient trop loin pour être découverts au cours d’une promenade... mais qui tout à coup deviennent accessible facilement à vélo.

Ma première balade, en avril dernier, m’a menée jusqu’à un sanctuaire dans le quartier de Nakano. J’ai observé pour la première fois que les yeux de certaines statues étaient polis, leur donnant un reflet « vivant ».

J’ai découvert, que certaines statues de pierre étaient peintes.

J’ai découvert l’énorme attribut masculin de ces statues que l’on rencontre pourtant très souvent.

Un sac côté droit, un pot côté gauche, de quel Dieu s'agit-il?

samedi 5 juillet 2008

JR

La réponse au quizz de la semaine dernière.
Pour rappel :

De quoi s'agit-il?

Alors il ne s'agit pas de sonneries de téléphone portable quoi que je n'ai aucun doute sur le fait qu'elles aient été adaptées à cette usage, il ne s'agit pas non plus des mélodies que l'on peut entendre aux passages piétons pour guider les aveugles, ni de celles indiquant aux enfants qu'il est l'heure de rentrer à la maison, ni des musiques d'ascenseurs. Merci à Philippe38 pour son imagination débordante!

Il s'agissait d'un petit clin d'oeil à tous les usagers du JR, le train japonais. C'est en effet, les petites musiques que l'on entend lorsque les portes des rames s'ouvrent et se ferment. Elles varient en fonction de la ligne et de la station.

Je vous propose pour conclure, cette vidéo décalée sur le JR, je ne m'en lasse pas!

J'ignore qui est le type qui apparaît en photo, probablement le créateur de la vidéo qui doit être un accro du film "electric dreams" (en français : La belle et l'ordinateur 1984).

vendredi 4 juillet 2008

Shinbun

Le Japon renforce son système d'alerte précoce des séismes et tsunamis : l'Agence nationale de météorologie japonaise va disposer prochainement d'un lot supplémentaire de détecteurs de séismes et de tsunamis, qui seront plongés en mer au large de l'archipel pour renforcer les outils d'alerte anticipée.

Le sumo atteint à son tour par la crise mondiale du pétrole : le numéro un du sumo, le Mongol Asashoryu, a réclamé une augmentation du salaire des lutteurs, pour la première fois depuis sept ans, en citant la crise mondiale du prix des carburants, a rapporté un quotidien japonais.

Le Japon vante ses atouts sur YouTube pour attirer les touristes étrangers : l'Organisme National du Tourisme Japonais (JNTO) a ouvert une chaîne de vidéos sur la plate-forme de partage de contenus multimédia YouTube (groupe Google) pour promouvoir l'archipel.

Découpe de baleine au programme des écoliers japonais : très contestée à l'étranger, la chasse à la baleine est une tradition transmise aux nouvelles générations au Japon. Des écoliers assistent régulièrement au dépeçage d'une baleine, chassée en mer la veille. Ils sont invités à prendre des notes et à faire des croquis pendant la découpe du mammifère.

Retrouvez toute l'actualité nippone ici

Un parapluie pour......

La question était : à quoi ça sert?

Vous avez été nombreux à trouver la bonne réponse, y compris parmi les non résidents au Japon, preuve que l'esprit du blog vous imprègne (?) ou juste un bon sens de l'observation. Voici la réponse

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Il s'agissait d'un parapluie pour chien, typiquement japonais!!

jeudi 3 juillet 2008

7ième art (2)

Je poursuis la série "billet culturel de l'été" avec 2 nouveaux films :
Kaosu de Hideo Katana 1999

  • Synopsis : Un homme se retrouve complice d'un faux kidnapping, celui de la femme d'un riche homme d'affaires qu'elle met elle-même en place. Elle se laisse cloitrer dans sa maison, tandis qu'il envoie la demande de rançon. Mais lorsqu'il rentre chez lui au soir, il retrouve la femme morte, son cadavre allongé sur le sol...
  • Mon avis : Un thriller tout en suspens qui n'a rien à envier à Hitchcock

Blood and bones de Yoichi Sai, 2005
avec Kitano

  • Synopsis : En 1923, un jeune paysan coréen, quitte son île natale et débarque à Osaka. Son obsession : faire fortune. Le film retrace le parcours de cet être à la limite de l’humain dont les actions et réactions imprévisibles vont détruire sa famille
  • Mon avis : Kiatano incarne le rôle à la perfection mais le film ne fait que ressasser la même violence complaisante. L'absence de sens et de synthétisme, la durée trop longue plombe ce film.

Retrouver d’autres synopsis sur notre site.

mardi 1 juillet 2008

Tsuyu : les gadgets

Comme promis, le billet sur (une partie) des gadgets que l’on trouve au Japon pour surmonter la saison des pluies.

Il y a bien sûr les parapluies et tout ce qui tourne autour.

Commençons par ce parapluie qui résiste au vent (l'air circule grâce à l'ingénieux système de double toit):


Ensuite, pour éviter de transformer le sol en pataugeoire : pratique dans le métro par exemple.

En bas, le capuchon se dévisse, permettant de faire la vidange. Trop fort !
Les japonais sont des adeptes du téléphone portable. Il est donc fréquent de croiser des cyclistes en pleine conversation téléphonique « au guidon ». Mais quand il pleut, il ne leur reste plus de main pour porter le parapluie. Heureusement :

La photo suivante permet d’apprécier le sens pratique des japonais (qui n’est pas toujours évident) : L’eau récupérée par le porte parapluie alimente le gazon…

Passons maintenant à la protection des pieds.
Qui nous viennent du pays d’Oz (Australie), les Crocs, qui se déclinent dans une gamme de couleurs presque infinie.

Et pour celles qui trouvent que ce n’est pas très féminin, quelques modèles plus gracieux :

Et des pins pour customiser le tout :

Pour assortir à son téléphone portable : le croc porte-téléphone…

Les femmes japonaises plébiscitent plutôt les grandes bottes dont voici un maigre aperçu :

Enfin, si malgré toutes ces précautions, vous êtes quand même mouillé, vous n’avez plus qu’à sortir de votre sac, une petite serviette éponge. En fait, ces petites serviettes sont présentes toute l’année dans les sacs, quand il pleut ou qu’il fait très chaud pour s’éponger et d’une manière générale pour se sécher les mains dans les toilettes publiques (pas de papier, ni soufflerie en général). Là encore, les japonais sont épatants ; jugez par vous-mêmes ces serviettes éponges :

Appétissant non? Retrouvez sur le blog de Baiya, d’autres photos et un article très inattendu sur le métier de « sommelier des serviettes » !!!

Pour conclure, à quoi cela vous fait-il penser?

lundi 30 juin 2008

Nouveauté KKt

Bouble baie :

Pas mal....

Voir toute la collection

samedi 28 juin 2008

Quizz

Je vous propose aujourd'hui de découvrir des sons très familliers des Tokyoïtes.

La vidéo n'a d'intérêt que pour le son à moins de savoir lire le japonais. (Elle dure 10 minutes, mais la première minute est suffisante pour répondre à la question du jour :

De quoi s'agit-il?

Ultra facile pour ceux qui résident au Japon, peut être un peu plus dur pour nos visiteurs passés? J'attends vos réponses (pbubliées avec la solution dans une semaine)

vendredi 27 juin 2008

Bento

Le bentō désigne le casse croûte contenu dans un coffret pris hors de la maison. On pourrait le comparer au sandwich en plus complet et plus nutritif.
Traditionnellement, c’est un plat préparé à la maison tous les matins (par l’épouse, la mère) pour être consommé à l'école ou sur le lieu de travail, mais on peut en acheter sur tous les quais de gare au Japon, dans les combinis …...
Il est difficile d'imaginer un écolier ou un travailleur manuel sans son bentō "maison" et sa bouteille de thé dans son sac ou dans son cartable. (il n’y a pas de cantine au Japon. Les élèves mangent dans la salle de classe le bento qu’ils ont apporté).
La préparation du bento joue un rôle symbolique dans de nombreux récits de la littérature ou du cinéma japonais. D’ailleurs, les japonais utilisent le préfixe honorifique « o » O-bentô ce qui souligne son importance dans la civilisation et la vie japonaise quotidienne. Pour peu qu’on ait une âme d’artiste, le bento peut revêtir bien des formes.

Bento coquin

Bento travailleur

Bento de Noël

Bento anpanman

Et bien d'autres bentos en tous genres pour petits et grands.

J’ai toujours été épatée de voir la minutie de ces préparations. Et je me demandais combien de mères japonaises apportaient quotidiennement un tel soin à la préparation de ces bentos.
Et puis j’ai découvert leurs secrets : il existe toute une batterie d’instrument dédiés à la préparation des bentos.

  • Les moules : en forme de winnie l’ourson, de voiture, train, avion, bateau, étoile, oiseau etc….
  • Les petits pics pour les boulettes
  • Les poinçonneuses pour fabriquer les yeux et autres éléments délicats de décorations
  • Les pinces fines pour positionner correctement les-dits éléments
  • Les stylos à réservoir de ketchup, sauce soja etc… pour faire des dessins
  • Les moules à blancs et jaunes d’œufs
  • Et pour compléter, une panoplie de gourdes très kawai (mignon)
  • Ainsi que des boîtes à bento et sacs à bento.
A fond jusqu’au bout !!

Je vous invite à cliquer ici pour découvrir plein de bentos rigolos. Le site est en japonais mais il suffit de cliquer sur les dates pour voir des bentos différents à chaque mois. Allez voir notamment celui du 23 janvier 2008 et passez la souris sur la photo...

jeudi 26 juin 2008

Cuisine de mai : sushi en pagaille

Mieux vaut tard que jamais. ..

Le terme sushi signifie marinade de riz dans le vinaigre. Permettant de conserver le poisson, le riz vinaigré était autrefois jeté. De nos jours, il est devenu l’élément essentiel : toutes les préparations contenant du riz vinaigré étant désignées par ce terme.

Vous retrouverez sur notre site la recette pour le préparer « à la main », le riz vinaigré (sushi meshi), mais vous pouvez aussi acheter le vinaigre à sushi prêt à être mélanger au riz.

Je ne suis pas fan de poisson de cru (en dehors du thon rouge, je n’aime pas), mais il est possible de faire des sushi sans poisson cru. Par exemple au saumon fumé, au surimi, aux crevettes cuites, à l’omelette, au concombre etc…

Commençons par l’omelette. La confection des tamago yaki peut se faire avec une poêle classique mais les japonais préfèrent utiliser une poêle rectangulaire le tamago yaki nabe, parfaitement adapté.

La cuisson se fait en plusieurs étapes, comme vous pouvez le découvrir sur la vidéo suivante. Il est à noter que la poêle doit être suffisamment chaude pour pouvoir « rouler » la crêpe d’omelette facilement. Ce n’est pas le cas au début de la vidéo.

Mais heureusement, nous sommes sauvés par le makisu, un petit tapis en tige de bambou.

L’omelette peut être mangée telle quelle ou bien servir à la préparation de sushi. Nous avons étudié deux techniques permettant d’obtenir

  • des sushis en rouleau : les fameux makisushi
  • des sushis décoratifs en forme de fleur (temari sushi).
Pour préparer les maki-sushis, l’usage du makisu (tapis en tige de bambou) est fort utile.

1

Il existe en fait deux sortes de makisu. L’un spécifique aux sushis avec un côté brillant vert pâle très plat. L’autre est destiné plus particulièrement à l’omelette : plus grand, les tiges de bambou ont une section triangulaire ou ronde permettant d’imprimer des motifs à la surface des rouleaux.

Au début, il faut maintenir une pression avec les doigts sur la garniture en direction du cœur du rouleau.
Pour préparer les sushi en forme de fleur, un peu de cellophane et une dosette à café feront l’affaire.

Qui dit sushi, dit wazabi. Cette racine qui sert de condiment épicé se rape sur une peau de requin. Exotique non?

Pour terminer ce copieux repas, nous avons confectionné une mousse aérienne au matcha.

Bonne appétit !

Retrouver toutes les recettes sur les pages gastronomie de notre site.

mardi 24 juin 2008

7ième art japonais (chapitre1)

L’été approche et pour beaucoup ce sera bientôt les vacances : farniente ou sport, mer ou montagne, à vous de choisir. Côté culture, voici pour vous détendre un peu de Japon. Je commence aujourd’hui avec 2 films assez récents :

Nobody knows de Kore-eda Hirokasu 2004
(Prix d’interprétation masculine du festival de Cannes pour Yagira Yuya qui a 14 ans devient le plus jeune comédien récompensé sur la croisette).

  • Synopsis : Quatre enfants vivent avec leur mère dans un petit appartement à Tokyo. Ils sont tous de père différent et ne sont jamais allés à l’école. Le propriétaire ignore même l’existence de 3 d’entre eux qui ne devant pas se montrer sont consignés à l’intérieur de l’appartement. Un jour, leur mère disparaît en leur laissant un peu d’argent et un mot à l’attention de l’aîné pour qu’il s’occupe de ses frères et soeurs. Ainsi commence une vie que nobody knows.
  • Mon avis: Issu d’un fait réel cette histoire émouvante permet de découvrir Tokyo au quotidien loin des clichés touristiques. J’ai adoré

Après le pluie d'Akira Kurosawa 1999 (Ame agaru)

  • Synopsis : Dans le Japon féodal, un groupe de voyageurs est bloqué par la rivière en crue dans une petite auberge de campagne. Parmi eux se trouvent Ihei Misawa, un samourai sans maître qui excelle dans l'art du combat. Il va vite être remarqué par le seigneur de la région qui lui propose de devenir son maître d’armes.
  • Mon avis : l’histoire est simple mais les images et les combats très esthétiques
Retrouver d’autres synopsis sur notre site.

lundi 23 juin 2008

shinbun

L’or rouge de la méditerranée : Au moins deux tiers du thon rouge capturé en Méditerranée, première zone de pêche, sont exportés vers le Japon. Sur le marché de Tokyo, un thon rouge de bonne qualité de 200 à 300 kilos se négocie à 20.000 ou 30.000 euros. La plupart des fermes d'engraissement en Méditerranée sont ainsi co-financées par des firmes japonaises.

Le Japon réinvente le caviar : Un liquide gris et gluant glisse dans des tubes avant de s'écouler doucement d'un bec, formant de petites billes ressemblant à du caviar. Cette imitation de caviar noir, appelée "Cavianne", est un mélange d'une multitude d'ingrédients: encre de seiche, pépins de pomme, extraits d'oursins, d'huîtres et de coquilles Saint-Jacques, sans oublier une substance agglomérante tirée d'une algue. Cela ressemble extérieurement au caviar, mais son créateur reconnaît que l'enveloppe des "oeufs" est encore trop dure et gluante pour sembler réelle. Son produit est sept fois moins riche en calories que le caviar, mais il voudrait le rendre plus gras, avec un goût prononcé.
Peu de Japonais connait la marque achetée surtout par des restaurateurs et hôteliers. Une boîte de Cavianne de 50 grammes est vendue environ 1.000 yens (6 euros), cinquante fois moins que le caviar.

Mme Irma : Quartier de Waseda à Tokyo, 13h30, en semaine, une file d'attente devant l'entrée du “Café des Prophéties” affilié à l'Eglise Chrétienne de Tokyo. Consommer un des cafés à 500 yens provenant des quatre coins du monde n'est devenu qu'accessoire, le principal étant, en fait, de recevoir sa prophétie personnalisée. Une fois son tour venu, le client, tout en sirotant son café, va écouter attentivement un des employés. Celui-ci s'installe, sans poser de question, enclenche un magnétophone, parle environ cinq minutes sans s'arrêter et offre la cassette de sa prédiction.
Résultat : le nombre d'adhésions à l'Eglise chrétienne augmente, mais “le but du Café n'est pas de faire de la propagande, c'est de transmettre les vraies paroles du “vrai” Dieu, pour n'importe qui, en dehors d'une enceinte religieuse” affirme Yoshida Kazuko, la propriétaire. Les employés du café maîtrisent parfaitement la Bible, mais leur don reste un mystère pour eux aussi.

A la question de savoir si elle ouvrira un second Yogen Café, la reponse ne se fait pas attendre: “Je vais demander conseil à Dieu!”.

Retrouvez toute l'actualité nippone et les articles complets ici

vendredi 20 juin 2008

Tsuyu

Wikipédia : La saison des pluies japonaise ou tsuyu débute généralement début juin et finit à la mi-juillet. Elle touche tout l'archipel à l'exception du territoire d'Hokkaidō (au nord). Elle est due aux fronts pluviaux saisonniers qui se maintiennent au dessus du Japon entre les hautes pressions d'origine tropicale et les anticyclones sibériens.
En surfant sur internet, j’ai découvert une vielle tradition japonaise : le teru teru bozu.

Le teru teru bôzu est une petite poupée artisanale fabriquée avec du papier ou du tissu blanc que l'on accroche aux fenêtres des maisons avec une corde les jours de pluie. Cette amulette est censée faire revenir le beau temps ou s'assurer qu'il ne pleuvra pas lors d'un événement (pique-nique notamment). Il tient son nom du verbe japonais « teru » (briller) et du mot « bôzu » (le bonze). D’après wikipedia, Il est encore très courant d'en voir au Japon, bien que leur efficacité ne soit toujours pas scientifiquement prouvée ! Je n’en ai encore jamais vu…

Cette année, tsuyu a commencé en avance et je pensais (naïvement) vu la météo de la semaine dernière qu’elle s’arrêterait en avance également. C’est d’ailleurs le cas dans la région d’Okinawa (au sud). Les pluies de ce WE m’ont ramené à la réalité. Tout le monde se plaint de ces pluies qui pour moi sont une bénédiction : elles rafraichissent l’atmosphère. Oui mais,

elles n’annoncent pas que de jolies fleurs (les hortensias et les iris drainent beaucoup de visiteurs dans les parcs) ;

elles marquent le début de la saison humide. L’année dernière je vous racontais quelles mesures j’avais prise pour éviter les inconvénients de cette saison (moisissure et pourriture). En ainsi, nous avions limité les dégâts. Cette année, j’ai remis le plan en application avec quelques améliorations.
Tout d’abord, dans la cuisine. J’ai dégotté des sachets capteurs d’humidité destinés à être mis en contact avec les aliments. Pratique pour les pots de sels et de sucre notamment. (magasins shimojima à Asakusabashi).

Ensuite, plus écologique que les bacs remplis de sels et autres sachets du genre, les sacs à vide. Je ne sais pas comment appeler cela mais c’est très pratique. On remplit le sac de vêtements, couettes etc…, on ferme, un petit coup d’aspirateur pour faire le vide et voilà toutes les affaires d’hiver à l’abri de l’humidité et des bébêtes. En plus, on gagne une place folle. J’adore. (magasins Tokyu Hand à Shinjuku et ailleurs).

D’une manière générale, ce ne sont pas les gadgets qui manquent pour faire face à la saison des pluies. Mais ce sujet mérite bien un billet à lui tout seul…